• LES REMPARTS DE SAINTE-CATHERINE (Seine-Maritime)

     LES REMPARTS DE SAINTE-CAHERINE (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE SAINTE-CAHERINE (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE SAINTE-CAHERINE (Seine-Maritime)

     

    Ci-dessus : au centre, une photo extraite de https://www.rouen-histoire.com/Fortifs/Origines.htm ; à droite, une photo extraite du site Géoportail.

     

    LES REMPARTS DE SAINTE-CATHERINE (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE SAINTE-CATHERINE (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE SAINTE-CATHERINE (Seine-Maritime)    

    L’abbaye fortifiée de Sainte-Catherine-du-Mont et le fort qui la jouxtait sur la commune de Bonsecours ont aujourd'hui complètement disparu. Cet article privilégie l’aspect militaire de l’abbaye Sainte-Catherine qui se situait autrefois au sommet de la Côte Sainte-Catherine.

     

    Ci-dessus : à gauche, un document extrait de https://www.rouen-histoire.com/C_Ste_Cath/Monastere_Ste_Catherine.htm ; au centre, l'abbaye vue du côté nord, un document extrait de https://www.rouen-histoire.com/C_Ste_Cath/Monastere_Ste_Catherine.htm ; à droite, « Extrait du plan de l'abbaye et du Fort de Sainte-Catherine dans Rouen Ville Forte de L. de Duranville – 1867. Cet extrait montre que l'abbaye est en soi une place forte militaire, surtout du côté de l'est (à gauche), où le plateau fait courir un risque important. Les tours rondes correspondent à celles qui ont été dessinées par Jacques Le Lieur. Les bâtiments de l'église (en bleu), sont entourés par les édifices conventuels. On ne voit pas de cloître caractérisé. L'entrée de l'abbaye se situait sur le flanc nord (en bas), au débouché du chemin qui montait de Rouen. » https://www.rouen-histoire.com/C_Ste_Cath/images/Monastere_Sainte-Cath4.htm

     

         Il ne faut pas confondre l'abbaye Sainte-Catherine « avec deux autres édifices élevés sur la colline Sainte-Catherine durant la période médiévale : le prieuré de Saint-Michel et le fort de Sainte-Catherine. » [1]

     

    LES REMPARTS DE SAINTE-CATHERINE (Seine-Maritime)     « Haut lieu de Rouen (dans tous les sens du terme), la Côte sainte Catherine domine la ville à l'est de ses 140 mètres d'altitude.

         Elle a dû être habitée depuis longtemps. Certains y ont vu le Ratumacos des Gaulois Véliocasses. Aucun vestige ne permet pour le moment de l'affirmer.
          Des vestiges gallo-romains y ont été vus, mais il faut attendre le milieu du moyen âge pour qu'elle rentre dans l'histoire. Ce fut tout d'abord l'installation du prieuré Saint-Michel, puis l'abbaye de la Sainte-Trinité du Mont de Rouen.

         Le nom de cette dernière évolua peu à peu avant de devenir l'abbaye de Sainte-Catherine. » [2]

     

    Ci-dessus, « Sur le Mont-de-Rouen qui devenait peu à peu la Côte Sainte-Catherine, la fortification du monastère tendait à en faire une place forte de première importance. Ce dessin du Livre des Fontaines de Jacques Le Lieur montre son état au début du 16e siècle. » https://www.rouen-histoire.com/Fortifs/XIIe.htm

     

    LES REMPARTS DE SAINTE-CATHERINE (Seine-Maritime)

     

    Ci-dessus, un document extrait de « Vues de l'abbaye Sainte-Catherine-du-Mont par Léon de Duranville — Essai sur l'histoire de la côte Sainte-Catherine et des fortifications de la ville de Rouen, suivi de mélanges relatifs à la Normandie, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=49221513 » Cette vue « est celle qui a été dessinée par Chastillon. Elle est extraite d'un ouvrage intitulé Topographie française ou représentation de plusieurs bourgs... (1648). Il n'y a pas de tours à l'endroit où Jacques Lelieur en indiquait, mais un fossé au pied des murailles. L'église est surmontée de deux clochers, alors qu'il n'y avait qu'une tour carrée au bas de la nef. » [5]

     

    L'abbaye

     

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    Ci-dessus : au centre, plan de Rouen d’après Ports de France rédigés Ozanne, dessinés par le chevalier Joubert, 1777, http://assprouen.free.fr/fichiers/commentaires historiques/rouen_plan.jpg ; à droite, « Vitrail de Saint-Romain Cathédrale de Rouen Photo J. Tanguy - Janv. 2001. Représentation du Monastère de Sainte-Catherine sur l'un des vitraux du transept sud de la cathédrale de Rouen. Cette vue est proche de la figuration de Le Lieur qui lui est contemporaine. On distingue bien l'aspect de forteresse de l'abbaye. A droite, près de la croix, on distingue le clocher de l'église du prieuré Saint-Michel. » https://www.rouen-histoire.com/C_Ste_Cath/images/Monastere_Sainte-Cath3.htm

     

         « L'abbaye Sainte-Catherine-du-Mont, primitivement appelée de la Sainte-Trinité-du-Mont, était un monastère bénédictin situé dans les environs de Rouen dans l'actuel département de la Seine-Maritime.

         Fondée au 11e siècle sur le Mont de Rouen (devenu Mont Saint-Catherine), elle fut entièrement détruite sous Henri IV en 1597. (...) »

         « L'abbaye avait été fondée en 1030 par un personnage éminent : Gosselin, vicomte de Rouen, seigneur d'Arques et de Dieppe. Le premier abbé est venu de l'abbaye Saint-Ouen de Rouen. » [1]

     

    LES REMPARTS DE SAINTE-CATHERINE (Seine-Maritime)     « Le monastère avait été fondé en 1030 par le nom de Sainte-Trinité-du-Mont-de-Rouen, puis celui de Sainte-Catherine, qui lui fut donné à cause des reliques de la célèbre martyre d'Alexandrie, dont la châsse avait été apportée en 1030 par saint Siméon, moine de Sinaï, et placé dans l'église de l'abbaye. Cette église, détruite en 1598, était romane et en croix. » [3] 

     

    LES REMPARTS DE SAINTE-CATHERINE (Seine-Maritime)     « L'abbaye compta parmi ses bienfaiteurs les plus illustres familles normandes : Robert, duc de Normandie, et Guillaume le Conquérant, son fils, Robert, comte d'Eu, Raoul de Varenne, les seigneurs de Tancarville (comte de Tancarville), de Cailly et d'Esneval, enfin Enguerrand de Marigny qui, en 1312, fit un escalier de pierre pour monter de Rouen à l'abbaye, laquelle était alors fortifiée comme une citadelle. (...)

         Le florissant monastère fonda bientôt lui-même plusieurs abbayes : celle de Saint-Pierre-sur-Dives, en 1043 ; celle du Tréport, en 1030 ; celle de Cormeilles, en 1053.

         En 1045, son fondateur Goscelin, vicomte d'Arques, y devient moine. Gautier Ier commence la construction d’une nouvelle église par le porche. » [1]

     

    Ci-dessus, « Cet extrait d'une gravure sur bois présente la seule image connue de l'escalier d'Enguerrand de Marigny. Les degrés, coupés de paliers, sont bien visibles entre le monastère et le prieuré Saint-Michel. La gravure a été imprimée par Mathurin Breuille et accompagnait la relation du siège de Rouen en 1562 (Lyon, Benoist Rigaud, 1563). Elle a été reproduite par Georges Dubosc dans Rouen et son Port à travers les âges (Rouen, 1921). » https://www.rouen-histoire.com/C_Ste_Cath/Poutaict.htm

     

         « La première église, construite lors de la fondation du monastère, fut abattue en 1107 pour être remplacée par une grande église. La concordance de date amène à penser qu’elle devait ressembler à l’église de l’abbaye de Boscherville. Elle avait la forme d’une croix et possédait une tour lanterne à la croisée de la nef et du transept. Cette tour était surmontée d’un toit d’ardoises assez bas. L’intérieur était décoré de peintures. Un seul chapiteau a été conservé. Il est maintenant dans le jardin du Musée Départemental des Antiquités. Les colonnes cylindriques et la corbeille ornée de feuilles d’acanthes sont proches des colonnes du chœur du 13e, siècle de la cathédrale. » [6]  

     

         « En 1130, le corps du fondateur Goscelin est transféré dans la nouvelle église, devant le grand autel. En 1179, le corps de l’évêque Bonitus est translaté dans l’église du Mont, effectué par l'archevêque de Rouen Rotrou.

         Le roi de France Louis le Hutin y vint en pèlerinage en 1314. La reine Marie, femme de Philippe le Hardi, y était déjà venue pour le même motif, le 2 octobre 1276. Il fut également visité en 1369, 1370 et 1377, par le roi Charles V, qui voulut en être le bienfaiteur. » [1]

     

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    Plan de situation (que je suppose à peu près à cet endroit, c'est encore à confirmer... ) de l'abbaye Sainte-Catherine-du-Mont, des forts de Sainte-Catherine et du prieuré Saint-Michel sur la commune de Bonsecours ; blason de l’abbaye de Sainte-Catherine de Rouen, d’or à trois croisettes de sable, à la bordure de gueule, par Gilloudifs

     

    Les fortifications de l’abbaye

     

         « Dominant la ville, cette importante abbaye bénédictine occupait une position militaire stratégique, disputée à chaque conflit. (...)

         En 1118, Hugues de Gournay et Étienne d'Aumale, retranchés dans l’abbaye, y construisent un château, pour faire face aux partisans de Guillaume Cliton. » [1]

     

     LES REMPARTS DE SAINTE-CATHERINE (Seine-Maritime)

     

    Ci-dessus, à gauche, un document extrait de « Vues de l'abbaye Sainte-Catherine-du-Mont par Léon de Duranville — Essai sur l'histoire de la côte Sainte-Catherine et des fortifications de la ville de Rouen, suivi de mélanges relatifs à la Normandie, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=49221513 » Cette représentation " figure au Livre des fontaines de Jacques Lelieur (1525). Elle représente, sur une éminence, un ensemble de bâtiments, de tours et de murailles avec au milieu une tour surplombant les autres bâtiments et qui semble être l'église. Comme il n'y avait pas de fontaine à la colline Sainte-Catherine, Jacques Lelieur ne s'est pas soucié de faire un dessin exact des constructions de l'abbaye. » [5]

     

     

         « Elle devint rapidement un enjeu militaire. Les sièges des 14e et 15e siècles montrèrent que la possession de la Côte était la véritable clé de la Ville. (...)
          ... Sa position dominant le centre de Rouen en faisait un enjeu stratégique, comme pour le prieuré Saint-Michel et elle fut fortifiée. On ne sait pas à quelle époque, mais au début du 16e siècle, Jacques Le Lieur la montre entourée de puissantes murailles. » [2]

     

         « Le monastère était entouré de fortes murailles garnies de tours, de place en place, et distinctes des fortifications : Vieux Fort, Nouveau Fort, Fort Montgommery ou Saint-Michel, qu'on éleva successivement à côté. » [3]

     

    LES REMPARTS DE SAINTE-CATHERINE (Seine-Maritime)     « A l'origine, l'abbaye n'était pas fortifiée. Les fortifications que l'on voit dans le dessin de l'ouvrage de Jolimond ne furent édifiées que vers 1170, sous le gouvernement de l'abbé Guillaume d'Epouville, septième abbé, à l'exemple d'autres monastères, non pas dans un but de défense militaire, mais pour assurer la sécurité des moines à une époque où il y avait une foule d'aventuriers sur les routes qui pillaient châteaux, manoirs et abbayes.

         A l'occasion, ces fortifications pouvaient servir à la défense de l'abbaye en cas de guerre. Ne vit-on pas, à Fécamp, les moines monter sur les remparts de leur monastère, l'arquebuse au poing, pour repousser les assauts des assiégeants. Mais au début du 11e siècle, le canon n'étant pas encore en usage, les fortifications de Sainte-Catherine ne causaient aucun préjudice à la ville de Rouen, l'ennemi, en cas de siège, ne pouvant tirer avantage de sa situation au sommet de la colline Sainte-Catherine pour la bombarder, les boulets lancés de ce point n'ayant pas la force de propulsion suffisante pour l'atteindre. Ces fortifications rudimentaires ne suffisaient pas cependant à empêcher que des vols soient commis dans l'église pendant la nuit. Pour y remédier, les habitants des paroisses voisines furent contraints de venir faire le guet, à tour de rôle, dans les fossés des fortifications, aux saisons de l'année où les nuits plus longues favorisaient davantage ces vols.

         Les progrès de l'artillerie donnèrent à la colline Sainte-Catherine une importance stratégique qu'elle n'avait pas auparavant. Les autorités civiles et militaires jugèrent avec raison que la possession de la colline Sainte-Catherine par un ennemi muni de canons susceptibles de bombarder la ville était un danger contre lequel il fallait se prémunir. La décision fut prise de bâtir à proximité de l'abbaye un fort muni de fortifications puissantes. Celles de l'abbaye ne furent pas modifiées, gardant leur rôle de sécurité pour le monastère. Il était à craindre pourtant que, en cas de guerre, le monastère ne subisse le contrecoup des assauts de l'ennemi contre le fort voisin. C'est en fait ce qui arriva au cours des guerres de Religion. Lorsque les calvinistes réussirent à s'emparer du fort, leur fureur s'exerça contre le monastère qu'ils pillèrent. La paix revenue, les dégâts furent réparés. Il en fut autrement lors du siège de Rouen par Henri IV. (…)

         L'abbaye Sainte-Catherine disparut à la fin du 16e siècle, après le siège de Rouen par Henri IV. La plus grande partie de l'action qui dura six mois se passa dans les fortifications de l'abbaye.

         La ville fut investie par les troupes royales le 15 novembre 1591. Le quartier de Henri IV était à Darnétal. Le maréchal de Biron avait opiné pour que l'on attaquât le mont Sainte-Catherine avant la ville. Sully était d'un avis contraire. Ce fut celui de Biron qui prévalut. Dans cette perspective, des travaux furent entrepris pour augmenter la puissance des fortifications de l'abbaye afin de les mettre en mesure de résister aux assauts de l'ennemi. Mille cinq cents hommes y travaillaient jour et nuit. De leur côté, les assiégeants creusaient des tranchées. Le siège se prolongea sans aboutir à un résultat décisif. Henri IV combattait souvent à la tête de ses troupes. Villars, commandant du fort, défendit les fossés de l'abbaye : sa volonté, son audace, sa tactique, firent échouer toutes les tentatives des troupes royales. Dans le courant de janvier 1592, le maréchal de Biron concentra des troupes considérables contre le mont Sainte-Catherine. Les habitants de la ville, qui souffraient de la faim, commencèrent à se mutiner et demandèrent la paix. Henri IV leva le siège le 22 avril 1592.

         Les fortifications une fois dégagées, les religieux de Sainte-Catherine purent reprendre leur vie régulière. » [5]

     

    « A côté d'elle un fort fut élevé au 14e siècle.

         La destruction du monastère fut causée par la proximité de ce fort. Henri IV fort rancunier, n'éprouvait que peu de sympathie pour une forteresse qui lui avait résisté et devant laquelle était mort son père. Il était résolu à sa perte. D'un autre côté Charles de Bourbon, archevêque de Rouen et oncle d'Henri IV avait fondé une chartreuse à Gaillon. Eprouvant des difficultés à la doter, il demanda et obtint l'autorisation d'adjoindre le temporel de Sainte-Catherine à celui de sa nouvelle fondation. C'en était fait de l'abbaye, fusionnée avec Gaillon en 1598. Dès 1594, la confusion « volontaire » de l'abbaye et du fort amena la destruction de la première à la place du second. Les derniers pans de murs s'effondrèrent vers 1870. » [2]

     

         « Depuis longtemps, les derniers vestiges de l'abbaye ont disparu sur cette côte si accidentée, où la main des hommes a élevé tant de mamelons et creusé des fossés si profonds. En 1871, il ne restait qu'un dernier pan de muraille qui se dressait sur le sommet de la côte, à une hauteur de six mètres, et signalait au loin l'emplacement du monastère. Cet amas de silex, d'une forme étrange, large de trois ou quatre mètres dans sa partie supérieure et seulement d'un mètre à la base, s'est écroulé en décembre 1870, aux pires jours de l'invasion prussienne. » [3]

     

    Les forts Sainte-Catherine 

     

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    Ci-dessus : à gauche, « Le rôle militaire de la Côte Sainte-Catherine semble évident lorsqu'on considère sa position stratégique, dominant la ville et les passages de la Seine. Ce rôle s'est encore accru avec l'invention de l'artillerie. La Côte devenait un danger permanent, sa possession permettant de battre au canon toute la muraille orientale. A gauche, l'abbaye elle-même était fortifiée, comme on le voit sur les dessins de Jacques Le Lieur., Le premier fort s'étendait à droite, avec une très large place d'armes. Le second fort est entre les deux. Il a du être construit dans les semaines ou les mois qui ont précédé le dernier siège, en 1591. » https://www.rouen-histoire.com/C_Ste_Cath/Forts.htm ; à doite, un document extrait de Études NormandesHistorique des anciens monuments de la colline Sainte-Catherine de Rouen par Louis Prévost in: Études Normandes, livraison89, n°269, 4e trimestre 1973. Historique des anciens monuments de la colline Sainte-Catherine de Rouen. pp. 1-16; doi : https://www.persee.fr/doc/etnor_0014-2158_1973_num_89_269_2995

     

    Jean-Benoît-Désiré Cochet, 1871 :

     

         « Fort Sainte-Catherine - sur la côte Sainte-Catherine, aujourd'hui commune de Blosseville-Bonsecours. Tous les historiens de Rouen sont portés à croire que la côte Sainte-Catherine dut toujours être un point fortifié. Lorsque Gosselin le Vicomte fonda l'abbaye en 1030, il dit qu'elle était voisine d'un catelier, « Castellario vicina. » Les armées du 12e siècle campèrent sur cette haute colline. Cependant on ne reporte la construction du premier fort qu'au 14e siècle, et ce n'est guère qu'en 1417 qu'il fait son apparition dans l'histoire. Assiégée par les Anglais en 1418, la forteresse se rendit le 30 août, après une héroïque défense. En 1449, elle fut reprise par les Français commandés par Charles VII. Montgommery et ses Calvinistes y ajoutèrent un fort en bois et en terre en 1562. Les catholiques royaux reprirent le tout la même année. Henri IV l'assiégea vainement eu 1591-1592. Le fort fut démoli en 1598. Il n'en reste aujourd'hui que quelques pans de murs et des fossés larges et profonds que le temps n'a pu combler. On appelle le tout le Camp de Henri IV et le Fort Sainte-Catherine. » [4]  

     

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    Ci-dessus : à gauche, un plan extrait d'une carte d'état-major extraite du site Géoportail ; au centre, un extrait du plan de la ville de Rouen dressé par M. Gogeard ; dessiné par J. Séguin et C. Leleu - Établissement géographique Erhard frères. imp. de Erhard (Paris) 1883 Notice du catalogue :  http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb40730636z ; à droite, un essai de restitution des forts sur une carte IGN extraite du site géoportail.

     

         « Il ne faut pas confondre le fort de Sainte-Catherine avec les fortifications de l'abbaye. Celles-ci, nous l'avons écrit au précédent chapitre, n'avaient pas été édifiées dans un but militaire, mais pour assurer la sécurité des moines et de leur monastère. Ce n'est qu'accidentellement qu'elles étaient utilisées pour aider à arrêter les assiégeants de la ville. Le fort, au contraire, fut construit en vue de la défense de la cité. Les progrès de l'artillerie au 13e siècle donnèrent à la colline Sainte-Catherine une importance stratégique qu'elle n'avait pas auparavant. Les autorités civiles et militaires jugèrent alors avec raison que la possession de la colline par un ennemi muni de canons susceptibles de lancer des projectiles sur la ville constituait un danger contre lequel il fallait se garantir. La décision fut prise de bâtir derrière l'abbaye un fort avec des fortifications puissantes. Celles de l'abbaye ne furent pas modifiées, gardant leur rôle de sécurité pour le monastère. Il était à craindre cependant qu'en cas de guerre, celui-ci ne subisse le contrecoup des assauts de l'ennemi attaquant le fort. C'est ce qui arriva, comme nous l'avons relaté au chapitre précédent.

         L'époque exacte de la construction du fort ne nous est pas connue. [Si les Romains ne furent pas les fondateurs de Rouen, ce sont eux qui les premiers entourèrent la cité d'une ligne de fortifications. Sur le « mont Thuringe », ils établirent un camp retranché qui dominait la route de Lutèce (Paris), laquelle devait passer entre le mont Thuringe et le mont de Rouen (Sainte-Catherine).]

         Ce qui est certain, c'est qu'il existait au 14e siècle. En 1360, J. Lelieur, qui avait été maire de Rouen, en avait le commandement et en augmenta les fortifications. Cela est établi par une épitaphe qui se trouvait jadis dans l'église des Cordeliers de Rouen, que Farin dans son Histoire de Rouen nous a conservée [Histoire de Rouen, par Farin, T. I, p. 478].

         Le fort Sainte-Catherine joua un rôle important dans la guerre qui en 1417 opposa Armagnacs et Bourguignons. Quelques Armagnacs ayant été victimes de la fureur populaire dans l'enceinte de la ville, le dauphin vint à la tête d'une armée à la colline Sainte-Catherine, mais n'ayant pas réussi à s'emparer du fort défendu par les Armagnacs il dut se retirer au château de Rouen.

         L'année suivante, en 1418, Henri V, roi d'Angleterre, arrive sous les murs de Rouen avec une armée d'environ cinquante mille hommes. Le 7e corps enveloppe la colline Sainte-Catherine. Le comte de Montaigne s'établit entre le fort et la ville. Salisbury assiégea la forteresse de l'autre côté. Sir John Gray campait au pied de la colline afin d'interrompre toute communication entre la colline Sainte-Catherine et la Seine. Lorsque Henri V eut complètement investi la ville, il dirigea ses attaques contre le fort. Jean Noblet en était le gouverneur. Il le défendit avec courage. Les Anglais, profitant de l'obscurité de la nuit, s'efforcèrent d'escalader les murailles. Ils réussirent à franchir les fossés et à appliquer des échelles contre les remparts. Le gouverneur, averti par le bruit, parvint au prix de grands efforts à repousser les assiégeants. Mais après un mois de résistance, le manque de vivres contraignit Noblet à capituler (30 août 1418). Les conditions de la capitulation stipulaient que la garnison s'engageait à ne pas porter les armes contre Henri V avant la Saint-Michel. » [5] 

     

          « Après un siège régulier d'un mois, pendant lequel l'abbaye fut en partie ruinée, une capitulation honorable fut accordée aux Français, qui, néanmoins, durent abandonner à leurs adversaires toutes leurs richesses, livres, joyaux, ornements et reliques.

          L'abbaye était alors dirigée par Guillaume Lemesle, qui figura six mois après parmi les commissaires chargés de traiter de la reddition de Rouen avec Henri V. Cet abbé devait bientôt être nommé à l'abbaye de Saint-Ouen, et nous le trouverons siégeant en cette nouvelle qualité au procès de Jeanne d'Arc. » [3]

     

         « Le fort sera en possession des Anglais pendant trente ans. En 1449, Charles VII les en chassa, sans rencontrer une grande résistance. Il s'installa au fort, tandis que Dunois qui l'accompagnait s'avançait jusqu'à la porte Martainville et préparait l'entrée du roi à Rouen.

         Le 10 novembre 1449, Charles VII, « tout armé en blanc, avec un coursier couvert jusqu'aux pieds de velours azuré, orné de fleurs de lys d'or et en tête un chapeau de velours vermeil », sortit du fort pour faire à Rouen une entrée triomphale au milieu d'une population manifestant par ses ovations sa joie d'être redevenue française.

         La seconde moitié du 15e siècle et la première moitié du 16e siècle se passèrent sans qu'il y eût de combats sur la colline Sainte-Catherine. Ils reprirent lors des guerres de Religion qui opposèrent Catholiques et Calvinistes. Lorsque, en 1562, les Calvinistes se furent rendus maîtres de la ville de Rouen, ils gravirent la colline Sainte-Catherine, pillèrent l'abbaye et s'emparèrent du fort. Les troupes du duc d'Aumale parvinrent à les en déloger quelques mois plus tard et à chasser les Calvinistes de la ville.

         Au lendemain de la reprise de Rouen par l'armée royale, un nouveau fort fut construit pour augmenter la défense de la cité : il comprenait deux bastions et un grand fossé entre le vieux fort et l'abbaye. En arrière furent édifiés des bâtiments pour le logement de la troupe.

     

    LES REMPARTS DE SAINTE-CATHERINE (Seine-Maritime)     A l'avènement de Henri IV, une certaine effervescence se manifesta à Rouen, qui opposa les partisans et les adversaires du Béarnais. Dès que les complots étaient découverts, leurs auteurs étaient sévèrement punis. En 1591, lisons-nous dans l'Histoire du Parlement de Normandie, « le caporal Lachappe de la garnison du fort Sainte-Catherine, convaincu de complicité à la conspiration, trahison et entreprise faite par les ennemys sur cette forteresse et d'avoir reçu de l'argent pour le faire, fut pendu au Vieux Marché après avoir été tenaillé et pinché d'un fer chaud par les mammelles ». Le 7 janvier, le Parlement ligueur siégeant à Rouen rendit un décret (Histoire du Parlement de Normandie, T. III, p. 478.) contre le roi de Navarre portant « de très expresses défenses à toutes personnes de quelque condition qu'ils soient, de favoriser en aucune sorte que soit le parti de Henri de Bourbon... à peine d'être pendu ». Cet arrêt fut publié « au son de trompette et cri public. Le conseiller du Parlement Martial de Luynes, commis à son exécution, fit planter aux carrefours des poteaux pour effrayer ceux qui seraient si malheureux que de conjurer contre leur patrie » (Mémoires de la Ligue, cité par Durandville. - Rouen, ville forte). Henri IV ne tarda pas à venir aux abords du fort Sainte-Catherine avec son armée. Le duc de Mayenne avait confié le gouvernement de la province de Normandie à Villars, un des plus vaillants défenseurs de la Ligue et remis le fort à la garde d'un gentilhomme du dauphin, Aimar de la Chatte. Villars fit consolider les fortifications.

     

    Ci-dessus, « Pourtraict du vieil et nouveau fort de Saincte-Catherine (reproduit dans Rouen Ville Forte de L. Duranville – 1867) Ce dessin montre les combats menés par les ligueurs contre Henri IV en 1591. » https://www.rouen-histoire.com/C_Ste_Cath/Valdory.htm

     

    LES REMPARTS DE SAINTE-CATHERINE (Seine-Maritime)     Le siège commença le 15 novembre 1591 et dura jusqu'au mois d'avril de l'année suivante. Les détails en sont longuement notés par Durandville dans son Essai sur la côte Sainte-Catherine (pages 95-110). La garnison, sous les ordres de Villars, résista à tous les assauts de l'armée de Henri IV qui ne réussit pas à s'en emparer.

     

    Ci-dessus, « La Ville de Rouen assiégée le 8 octobre 1591 (extrait) (reproduit dans G. Dubosc – 1921) A droite, le fort et le monastère de Sainte-Catherine. Au milieu, à gauche, le fort Montgomery. » https://www.rouen-histoire.com/C_Ste_Cath/Fort_3.htm

     

         Lorsque, après son abjuration et son sacre, Henri IV fit son entrée à Rouen, les habitants lui demandèrent la destruction du fort Sainte-Catherine qui pouvait favoriser les projets des factieux. Henri IV y consentit volontiers, déclarant « ne vouloir d'autre forteresse que le cœur de ses sujets ». Le 24 janvier 1597, les échevins de Rouen se réunirent pour délibérer sur la proposition du roi transmise par Manceau d'Incarville de « la destruction du fort Sainte-Catherine que Sa Majesté a résolu de faire ». Acquiesçant à cette demande du roi, les échevins prirent un arrêté pour faire procéder à la démolition du fort. « Tous les bourgeois, y était-il dit, de la cité, faubourgs et banlieue de quelque condition qu'ils soient se fourniront de pelles, piques et autres instruments pour aller ou envoyer hommes capables toutefois et quantités qui leur sera commandé, sous peine de verser une amende » (« Inventaire sommaire des Archives municipales antérieures à 1790 », rédigé par Ch. de Beaurepaire - Ville de Rouen, T. I, p. 265).

     

    LES REMPARTS DE SAINTE-CATHERINE (Seine-Maritime)     Comme nous l'avons écrit au chapitre précédent, le roi ordonna également la démolition de l'abbaye Sainte-Catherine qui à cause de ses fortifications pouvait en temps de guerre servir de refuge à l'ennemi. [5]  

     

    « Chapiteau provenant de l'église Abbatiale de Sainte-Catherine-du-Mont Jardin du Musée des Antiquités de Rouen Photo J. Tanguy, fév. 2000 Ce chapiteau est une des rares traces archéologiques de l'Abbaye. » https://www.rouen-histoire.com/C_Ste_Cath/Monastere_Ste_Catherine.htm

     

    LES REMPARTS DE SAINTE-CATHERINE (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE SAINTE-CATHERINE (Seine-Maritime)

     

    Ci-dessus : « Site archéologique de la Côte Sainte-Catherine (également sur commune de Bonsecours) L'abbaye bénédictine, fondée au 11e siècle sur une colline dominant la ville, a été un important lieu de pèlerinage autour d'une relique de Sainte Catherine d'Alexandrie. Le monastère, fortifié à la fin du Moyen-Age, a été abandonné au 17e siècle puis détruit. Les bâtiments ont aujourd'hui disparu : les quelques vestiges, enfouis, ne sont pas visibles et le site est recouvert de végétation. » Photos extraites de https://monumentum.fr/site-archeologique-cote-sainte-catherine-egalement-sur-commune-bonsecours--pa00125437.html

     

    Protection

     

         « Parcelles, lieudit Côte Sainte-Catherine, contenant les vestiges du prieuré Saint-Michel, de l'abbaye de la Trinité du Mont (ou de Sainte-Catherine), de l'ancien et du nouveau Fort de Sainte-Catherine (cad. Rouen MA 474, 475 ; ML 35, 412 ; Bonsecours AB 1 à 5, 9, 10, 13, 88) : inscription par arrêté du 14 janvier 1993. » [7]  

     

    A proximité

     

        O « Le belvédère de la côte Sainte-Catherine est accessible par la route de la Corniche (D95) ainsi que par un sentier en escalier de 525 marches partant de la rue Henri-Rivière, à côté de l’entrée du cimetière du Mont Gargan, et dont le tracé remonte à 1312. » [1]

     

    LES REMPARTS DE SAINTE-CATHERINE (Seine-Maritime)

     

    LES REMPARTS DE SAINTE-CATHERINE (Seine-Maritime)       « Du haut de ses 140 mètres, la colline Sainte-Catherine vous permet d’observer la ville aux cent clochers, ses deux rives, la Seine et ses ponts. Située à l’est de Rouen, la colline Sainte-Catherine est un lieu immanquable pour pouvoir admirer toute la ville de jour comme de nuit. » [8]  

     

         O Le prieuré Saint-Michel se dressait sur la pente qui menait à l’abbaye Sainte-Catherine. 

     

    LES REMPARTS DE SAINTE-CATHERINE (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE SAINTE-CATHERINE (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE SAINTE-CATHERINE (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE SAINTE-CATHERINE (Seine-Maritime)

     

    Ci-dessus, de gauche à droite : 1. ce document montre le prieuré de St-Michel sous l'abbaye de Ste-Catherine, extrait de https://doctrame.hypotheses.org/291 ; 2-3. Le prieuré Saint-Michel extrait de https://www.rouen-histoire.com/C_Ste_Cath/Prieure_Saint-Michel.htm ; 4. Photo Jacques Tanguy - mars 2000. « Emplacement du prieuré Saint-Michel sur la Côte Sainte-Catherine. Il ne reste pas de structure visible. Lorsque la végétation n'est pas trop luxuriante, il est possible de distinguer des mouvements de terrain qui délimitent l'étendue des vestiges. » https://www.rouen-histoire.com/Fortifs/XXe.htm

     

         « Ce prieuré dépendant de l'abbaye de Saint-Ouen est une création manifestement ancienne puisque sa possession est confirmée aux moines par le duc de Normandie Richard II.
          Situé sur un replat de la côte, il ne fit pas beaucoup parler de lui pendant son existence. (…) Il eut à souffrir des guerres. Sa position stratégique dominant la porte Martainville, l'une des plus importantes de la ville, en faisait un enjeu pour les assaillants et un danger pour les défenseurs. Il fut mis en défense au 15e siècle, et c'est cet aspect que nous découvrons dans le Livre des Fontaines. Il souffrit particulièrement des guerres de religion : détruit par les protestants en 1562, relevé et entouré par une fortification sommaire (le fort Montgommery), il fut à nouveau détruit en 1592 et remplacé par une petite chapelle qui subsista jusqu'à la révolution. (…) Les derniers pans de murs s'effondrèrent dans les premières années du 19e siècle… » [9]
     

     

    A Bonsecours :

     

    LES REMPARTS DE SAINTE-CATHERINE (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE SAINTE-CATHERINE (Seine-Maritime)     O « La basilique Notre-Dame a été reconstruite au 19e siècle (architecte : Jacques-Eugène Barthélémy) sur un très ancien site de pèlerinage. Elle a été inscrite en 1977 sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. José-Maria de Heredia est enterré dans le cimetière qui la jouxte. L'ancienne église, quant à elle, aurait été détruite en 1473.

     

    LES REMPARTS DE SAINTE-CATHERINE (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE SAINTE-CATHERINE (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE SAINTE-CATHERINE (Seine-Maritime)

         O Monument à Jeanne d'Arc. Situé en face de la basilique, on trouve le monument dédié à Jeanne d'Arc avec, à son sommet, l'archange saint Michel. Ce monument a été inauguré en 1892. » [1]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de wikipédia

    [2] Extrait de https://www.rouen-histoire.com/C_Ste_Cath/index.htm https://www.rouen-histoire.com/C_Ste_Cath/Monastere_Ste_Catherine.htm

     [3]  Extrait de http://www.stejeannedarc.net/condamnation/abbes_proces.php

    [4] Extrait du Répertoire archéologique du département de la Seine-Inférieure rédigé sous les auspices de l'Académie des sciences, belles-lettres et art de Rouen, page 446, par M. l'abbé Jean-Benoît-Désiré Cochet (1812-1875) - Éditeur : (Paris) 1871.

    [5]  Extrait des Études Normandes Historique des anciens monuments de la colline Sainte-Catherine de Rouen par Louis Prévost in : Études Normandes, livraison 89, numéro 269, 4e trimestre 1973. Historique des anciens monuments de la colline Sainte-Catherine de Rouen. pp. 1-16 ; doi : https://doi.org/10.3406/etnor.1973.2995https://www.persee.fr/doc/etnor_0014-2158_1973_num_89_269_2995

    [6] Extrait de http://www.rouen-histoire.com/Eglises_Rouen/Ste_Catherine.htm

    [7] Extrait de https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00125437

    [8] Extrait de https://www.rouentourisme.com/la-colline-sainte-catherine-a-rouen/

    [9] https://www.rouen-histoire.com/C_Ste_Cath/Prieure_Saint-Michel.htm

     

    Bonnes pages :

     

    O https://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Sainte-Catherine_du_Mont

    O https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%B4te_Sainte-Catherine_(Rouen) 

    O https://www.rouentourisme.com/la-colline-sainte-catherine-a-rouen/ 

    O https://www.rouen-histoire.com/C_Ste_Cath/Monastere_Ste_Catherine.htm

    O Études NormandesHistorique des anciens monuments de la colline Sainte-Catherine de Rouen par Louis Prévost in: Études Normandes, livraison89, n°269, 4e trimestre 1973. Historique des anciens monuments de la colline Sainte-Catherine de Rouen. pp. 1-16; doi : https://www.persee.fr/doc/etnor_0014-2158_1973_num_89_269_2995

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