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    Médiévale... Remparts 2 Normandie 

     

    Bonjour, 

    Après un premier blog comportant 458 sites

    voir : 

    http://remparts-de-normandie.eklablog.com/accueil-c28719114?logout,

    il est apparu nécessaire d'en créer un second tant ce sujet n'est pas encore épuisé...

     

         Il s'agit d'un blog sans prétention qui part à la (re)découverte des remparts disparus ou/et préservés de toute la Normandie désormais réunifiée sur la foi d'informations puisées sur le web ou dans des ouvrages spécialisés et en attendant d'aller sur place vérifier, de visu, celles-ci. Cela se veut comme une somme, une base de données, une compilation de documents sur les remparts des villes, des mottes castrales, des châteaux et des manoirs médiévaux normands...

         Certains plans et certaines informations peuvent certes être encore améliorés au fur et à mesure de mes "découvertes". Les articles avec leur plan "fait maison"* sont plus historiques et touristiques qu'archéologiques ou castellologiques et sont appelés, au fil de leur révision, à devenir plus pointus au gré de mes errances normandes. Les textes cités sont puisés sur le Web, merci à leurs auteurs, les liens sont toujours indiqués afin de pouvoir les consulter à la source. Tout cela peut, je l'espère, inciter, tout un chacun, à aller y voir de plus près. Je vous souhaite une/de très bonne/s visite/s en Normandie médiévale !

     

     * Ces plans originaux, créés à partir du site Géoportail, sont libres de droit, cependant si vous désirez les utiliser, pouvez-vous juste indiquer leur provenance : http://remparts-de-normandie.eklablog.com. En outre, si vous disposez d'information(s) ou de plans sur des remparts de villes ou de châteaux médiévaux de Normandie, vous pouvez m'en faire part. Sinon n'hésitez pas à faire vos commentaires et remarques sous chaque article. Merci !

      

    Carte des 505 lieux "visités" par les deux blogs :

     

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    Ci-après 47 articles !!!... 

         Un grand merci pour tous vos commentaires que je conserve précieusement !...
     

     

            Estimation des sites :

                                  █ vestiges importants des fortifications

                                  ▓ vestiges rares des fortifications

                                  ░ fortifications entièrement disparues

     

    Listes et liens des sites médiévaux décrits dans ce blog :

     

      LES REMPARTS DE GEFOSSE-FONTENAY (Calvados)

      LES REMPARTS D'AGNEAUX (Manche)

      LES REMPARTS DE POMMEREUIL (Eure)

      LES REMPARTS DU HAVRE (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DE NONANT-LE-PIN (Orne)

      LES REMPARTS DE THURY-HARCOURT (Calvados)

      LES REMPARTS DE VIRANDEVILLE (Manche)

      LES REMPARTS DE CERNIERES (Eure)

      LES REMPARTS DE MATEPUTAIN (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DE LONGNY-AU-PERCHE (Orne)

      LES REMPARTS DU VAUMICEL (Calvados)

      LES REMPARTS DE SAINTE-MARIE-DU-MONT (Manche)

      LES REMPARTS DE HEUQUEVILLE (Eure)

      LES REMPARTS D'AUZEBOSC (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DE GLOS-LA-FERRIERE (Orne)

      LES REMPARTS DE SAINT-LAURENT-S/MER (Calvados)

      LES REMPARTS DES PONTS D'OUVE (Manche)

      LES REMPARTS DE LA CROIX-SAINT-LEUFROY (Eure)

      LES REMPARTS DE MONTEROLIER (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DE MEDAVY (Orne)

      LES REMPARTS DE TORTEVAL (Calvados)

      LES REMPARTS D'ETIENVILLE (Manche)

      LES REMPARTS DE BOIS-BARIL (Eure)

      LES REMPARTS DE BAILLEUL (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DES TOURAILLES (Orne)

      LES REMPARTS DE SAINT-PIERRE-DU-MONT (Calvados)

      LES REMPARTS DU MESNIL-VITEY (Manche)

      LES REMPARTS DE FLIPOU (Eure)

      LES REMPARTS DE HAUCOURT (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DE CHAUVIGNY (Orne)

      LES REMPARTS DE LA ROQUE-BAIGNARD (Calvados)

      LES REMPARTS DE DRAGEY (Manche)

      LES REMPARTS DU BEC-HELLOUIN (Eure)

      LES REMPARTS DE CRIQUETOT-L'ESNEVAL (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DE SAINTE-MARIE-LA-ROBERT (Orne)

      LES REMPARTS D'OUILLY-LE-TESSON (Calvados)

      LES REMPARTS DE QUETTREVILLE-S/SIENNE (Manche)

      LES REMPARTS DE SAINT-MARDS-DE-BLACARVILLE (Eure)

      LES REMPARTS DE SAINTE-CATHERINE (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DE GIEL-COURTEILLES (Orne)

      LES REMPARTS DE BURES-SUR-DIVES (Calvados)

      LES REMPARTS DE SAINT-GERMAIN-LE-GAILLARD (Manche)

      LES REMPARTS DE BAILLEUL (Eure)

      LES REMPARTS DE WANCHY-CAPVAL (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DE LA CARNEILLE (Orne)

      LES REMPARTS DE COURTONNE-LA-MEURDRAC (Calvados)

      LES REMPARTS DE FLOTTEMANVILLE (Manche)

     

    Petite bibliographie :

     

     O Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen âge en France par Charles Laurent Salch, édité par Publitotal 1979

    O Atlas des châteaux forts en France par Laurent Salch, J.-F. Fino, Dominique Martinez, phot. ; nombre de pages : 839 ; Editions Publitotal Strasbourg 1977-1988

    O Châteaux forts de Haute-Normandie de G. Le Hallé ; Ysec éditions 2008

    O  Châteaux forts de Basse-Normandie de G. Le Hallé ; Ysec éditions 2015

    Châteaux forts de Normandie de S. W. Gondoin ; éditions Orep 2006-2010

    O La Normandie médiévale de Georges Bernage ; éditions Heimdal 1980

    O Châteaux forts de Normandie de Bernard Beck ; éditions Ouest-France 1986

    O Les fortifications circulaires isolées en France par Jacqueline Soyer ; Annales de Normandie Année 1965 15-3 pp. 353-414 Fait partie d'un numéro thématique : Etudes d'archéologie normande http://www.persee.fr/doc/annor_0003-4134_1965_num_15_3_6731

     

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    Quelques liens :

     

    O Quelques forteresses de Normandie et d'ailleurs... :

     

    http://remparts-de-normandie.eklablog.com/accueil-c28719114?logout

    http://forteresses1066.canalblog.com/

    http://www.montjoye.net/

    http://www.chateauxmedievaux.com/

    http://www.casteland.com/

    http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/

    http://chateau.over-blog.net/article-5560154.html

    http://www.basaarts.nl/interessegebieden.php?page=normandie

    http://napatch.canalblog.com/archives/2009/06/29/14241477.html 

    http://www.persee.fr/docAsPDF/annor_0003-4134_1965_num_15_3_6731.pdf

    http://www.chateauxfaure-et-faureteresses.com/localisation.html#Normandie

     

    O Quelques belles photos aériennes de châteaux de Normandie sur :

     

    http://www.francoislevalet.fr/index.php?/category/10

  •  

     

         « Le manoir de la Cour est une ancienne demeure fortifiée, du 15e siècle, remaniée au 18e siècle, qui se dresse sur la commune française de Flottemanville dans le département de la Manche, en région Normandie. (...)

         Le manoir de la Cour est situé à 400 mètres au sud-est de l'église Saint-Clément de Flottemanville » [1]

     

      

     

     Plan de situation du manoir de la Cour à Flottemanville ; Blason de la famille de la Roque par Gilloudifs.

     

     

    Le manoir de la Cour à Flottemanville par Xfigpower — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=28060420

     

    Historique

     

            " Possesseurs successifs - Liste non exhaustive

      Famille Ailgembourse

      Famille La Roque (1382-1548)

      Famille Pierrepont (1549-1662), par mariage

      Famille du Moncel (1662-1770), par mariage

      Famille Dancel (1770-1815), par mariage

      Famille Hue de Caligny (1815-1920), par donation

       M. Maurice Lucas, (1920), par achat " [1] 

     

     

     

         O La famille Erquembourg « d’argent au lion de sable, à la bande brochant de gueules »

     

         « Le site est occupé dès le 13e siècle. À cette époque, le fief est la possession de la famille Erquembourg. Un acte de vente de 1406 parle de la vente du manoir, avec cent vergées de terre dont la « Lande Arquenbos », jardins domaines et colombier, par Jehan Arquembot à Jehan de Hainneville, prêtre. » [1]

     

    Blason de la famille d’Erquembourg par Gilloudifs.

     

         O La famille La Roque « d'hermine à la fasce d'azur et au chef d'or chargé de trois rocs d'échiquier de sable »

     

         « Au 15e siècle, un Pierre de La Roque, époux de Florence du Saussay, est qualifié de seigneur de Flottemanville. Leur fils Pierre II de La Roque, époux de Jacquemine de Thieuville, est bailli du Cotentin de 1427 à 1431. Leurs fils Pierre III de La Roque épouse Anne de Pellevey. Leurs fils, Pierre IV de La Roque, seigneur de Flottemanville, Saussay, Baudreville, Thury, La Haulle et du Breuil, épouse Jeanne de La Haye. Il meurt en février 1548 (Son épitaphe est conservée dans le chœur de l'église Saint-Clément de Flottemanville), et son héritage est partagé entre ses deux filles, Isabeau de La Roque mariée à Louis de Pellevé (Pellevey) et Françoise de La Roque, épouse depuis 1541, de François de Pierrepont (Fils de Jean III de Pierrepont et de Marguerite d'Orglandes), sieur du Ronceray (Les Moitiers-en-Bauptois), qui hérite, en 1549, de Flottemanville. » [1]

     

    Blason de la famille de la Roque par Gilloudifs.

     

         O La famille Pierrepont « d'azur à trois pals d'or et au chef de gueules »

     

         « C'est Robert de Pierrepont, leur troisième fils qui reçut ensuite le manoir de la Cour, et à la suite son frère, Guillaume de Pierrepont qui en hérite, et où il meurt en 1622. Se succède son fils, Hervieu de Pierrepont (mort en 1662), la sœur de ce dernier, Élisabeth (Isabeau) de Pierrepont, qui décède à son tour en 1664. Elle avait épousé en 1632, François du Moncel. » [1]

     

    Blason de la famille de Pierrepont extrait de https://gw.geneanet.org/loic15?lang=fr&n=de+pierrepont&oc=0&p=marie

     

         O La famille Moncel « de gueules à trois losanges d'argent) et (une montagne à trois coupeaux de sinople et une couronne d'or au pied de la croix »

     

         « La seigneurie passe dans la famille Dumoncel par le mariage, vers 1622, d’Elizabeth de Pierrepont, dite encore dame de Flottemanville en 1666, avec François Dumoncel. François Dumoncel était antérieurement sieur ou seigneur d’Estoubeville (terre située à Helleville). » [2]

     

    Blason de la famille du Moncel extrait de https://gw.geneanet.org/pierfit?lang=fr&n=du+moncel&p=a...armes

     

         « Leur fils Jean-Trajan-Théodose du Moncel est à son tour seigneur de Flottemanville, son propre fils Louis-Hector du Moncel. » [1]

     

         O La famille Dancel « d’or à la fasce d’azur accompagné en chef d’un lion naissant de gueule et de trois trèfles de sinope en pointe »

     

         « Au mariage de Louise Madeleine Dumoncel, née en 1746, avec Georges Antoine Dancel, lui-même seigneur de Quinéville, en 1763, la seigneurie de Flottemanville passe dans la famille Dancel. » [2]

     

    Blason de la famille Dancel par Gilloudifs

     

         « Le château passe ensuite à la famille Dancel, à la suite du mariage, en 1763, de Madeleine-Louise-Pulchérie du Moncel avec Georges-Antoine Dancel. Georges-Antoine Dancel de Quinéville, en possession du château habite de 1780 à 1792 à Paris où il est retenu à la suite d'un procès interminable. C'est son homme d'affaires, Burnouf, qui habite au château. À la Révolution, déclaré père d'immigré (Son fils, Charles-Antoine Dancel est mort en 1792 en émigration), il est décrété d’arrestation et son château de Flottemanville est séquestré et transformé en caserne. » [1]

     

         O La famille Hüe de Caligny « d’azur à l’aigle éployée d’argent, becquée et onglée d’or, surmontée en chef de deux étoiles d’argent »

     

         « Le manoir fut la possession de Bernard-Henri-Louis Hüe de Caligny (1763-1834), fils d'Anthenor Louis Hüe de Caligny et de Bonne Julie Morel de Courcy. » [1]

     

    Blason de la famille Hüe de Caligny extrait de https://gillesdubois.blogspot.com/2013/02/hue-de-caligny.html

     

         O La famille Lucas

     

          « Le manoir est réquisitionné par les Allemands en 1939, repris par les Américains en 1944. » [3]

     

         « Le manoir est aujourd'hui la possession de M. et Mme Bertrand Lucas, fils de Michel Lucas. » [1]

     

         La famille Lucas le transforme en gîtes et chambres d'hôtes et y accueille les concerts en Valognais[3]

     

     

    Ci-dessus : au centre une photo extraite de https://monumentum.fr/manoir-cour-pa50000060.html ; à droite, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    Description

     

         « Logis cotentinais de la Renaissance, attesté dès le 13e siècle. A cette époque, le manoir ne devait comprendre qu'un logis de plan en L. Agrandi au 17e siècle et réaménagé au cours du siècle suivant, il est dominé par deux tours octogonales qui cantonnent le corps de logis central. Le manoir a conservé l'assiette d'un ancien jardin, ainsi que la ferme qui le jouxte. Il s'agit d'un bel exemple d'architecture civile du nord de la Manche. » [4]

     

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien de 1801, Archives de la Manche, https://www.archives-manche.fr/

     

         « Le manoir est commencé vers 1490. Il est agrandi au 17e siècle et de nouveaux aménagements ont lieu au 18e siècle.

         L'édifice a conservé deux tours octogonales et constitue un « bel exemple d'architecture civile du nord de la Manche » et arbore des styles allant du gothique flamboyant aux ouvertures à linteau en arc surbaissé du 18e siècle.

         Les bâtiments en équerre sont occupés dans l'angle intérieur par une tour octogonale dont la porte est surmontée d'une triple accolade. À proximité, un escalier à double révolution permet d'accéder à un rez-de-chaussée surélevé. Le perron est surmonté par une loggia. Le logis principal est flanqué d'une seconde tour octogonale arborant une porte gothique. À l'arrière du bâtiment, une troisième tour, ronde cette fois, sur laquelle s'appuie une échauguette. L'existence de la chapelle est attestée en 1497, date à laquelle est fondée une procession du Saint-Sacrement, qui annuellement devra se rendre dans la chapelle.

     

         Sur le mur extérieur de l'aile droite, on peut voir des armoiries. L'écu, écartelé avec un écusson brochant en cœur sur le tout, figure les armes des familles :

     

     

        - au premier quartier : 3 pièces :

       maison de Valois (d'azur semé de fleurs de lis d'or, bordé de gueules) ;

       maison d'Artois (d'azur semé de fleurs de lis d'or au lambel en chef de gueules, chargé de trois triples tours d'or) ;

       famille de Courtenay — empereurs latins de Constantinople — (de gueules à la croix d'or accompagnée de quatre besans du même chargés d'une croix pattée et alézée de sables et accompagnés eux-mêmes de quatre autres petites croix d'or).

       au deuxième quartier : 4 pièces :

       dynastie de Castille (de gueules à la tour surmontée de trois tourillons d'or ouverte et ajourée de gueules) ;

       famille Dampmartin (burelé d'azur et d'argent bordé de gueules) ;

       famille d'Harcourt (de gueules à deux fasces d'or) ;

            •   famille Ponthieu (d'or à trois bandes d'azur, bordé de gueules).

       au troisième quartier : 4 pièces :

       famille Vieux-Pont (d'argent à dix annelets de gueules, le dernier en pointe) ;

       famille de La Haye (d'or au sautoir d'azur) ;

       famille Husson (d'azur à six annelets d'argent ordonnés 3,2,1) ;

            •   famille Chalon (de gueules à la bande d'or).

       au quatrième quartier : 5 pièces :

       famille de La Rocque (ou Roque) (d'hermine à la fasce d'azur et au chef d'or chargé e trois rocs d'échiquier de sable) ;

       famille de Pierrepont (d'azur à trois pals d'or et au chef de gueules) ;

       famille d'Orglandes (d'hermine à six losanges de gueules, 2,2 et 1) ;

       famille Aux-Épaules (de gueules à la fleur de lis d'or) ;

            •   famille de Dreux (échiqueté d'or et d'azur à trois sur six traits bordé de gueules).

       écusson brochant sur le tout 2 pièces :

       famille du Moncel (de gueules à trois losanges d'argent) et (une montagne à trois coupeaux de sinople et une couronne d'or au pied de la croix). » [1]

     

    Protection :

     

         « Les façades et les toitures du logis ainsi que le grand salon et la chapelle ; les façades et les toitures des communs ; l'assiette de l'ancien jardin avec le réseau hydraulique et les deux allées d'accès (cad. ZC 58, 60, 62, 63, lieudit le Château) : inscription par arrêté du 22 décembre 2008. » [4]

     

     

    A proximité

     

         O l’église Saint-Clément et Saint-Claude (14e-15e s.)

     

         « L'église est isolée, au centre-est du territoire de Flottemanville, dans le département français de la Manche, à 400 m au nord-ouest du manoir de la Cour.

    Un acte de 1284 stipule que Ranulphe Erquembout abandonne à perpétuité le patronage de l'église de Flottemanville au couvent de la Bienheureuse Marie de Montebourg. » [1] 

     

    Ci-dessus, l'église de Flottemanville par Xfigpower — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=28716121

     

         « Elle est inscrite à l'Inventaire des monuments historiques (IMH) depuis 1978. Le chœur construit en 1495 recèle un maître-autel sous un baldaquin et de nombreuses statues. Elle est dotée d'un ensemble de douze verrières hagiographiques dont neuf d'entre elles présentent la vie de saint Clément, pape du 1er siècle. Ces vitraux qui sont l’œuvre de Marguerite Huré (peintre verrier) ont été inaugurés en décembre 1944. » [3]

     

         O Les ponts gallo-romains sur le Merderet.

     

         « Ces ponts de 2 à 3 arches ont vu passer de nombreux ânes muletiers, chargés de bidons à lait et de sacs de grains. À l’époque, ces ponts amenaient vers les principales voies romaines. Du 1er au 3e siècle, Valognes, que l’on appelait alors Alauna, était une ville antique importante. De nombreux chemins y menaient, dont les ponts du Cul-de-Fer. » [5] 

     

    Ci-dessus, une photo extraite de https://www.wikimanche.fr/Colomby

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de https://www.wikimanche.fr/Flottemanville

    [3] Extrait de https://www.wikimanche.fr/Manoir_de_la_Cour_(Flottemanville) https://www.wikimanche.fr/%C3%89glise_Saint-Cl%C3%A9ment_et_Saint-Claude_(Flottemanville)

    [4] Extrait de https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA50000060

    [5] Extrait de https://www.cirkwi.com/fr/point-interet/1265646-le-cul-de-fer

     

    Bonnes pages :

     

    Site officiel : https://www.chateau-flottemanville.com/fr/

     

    O https://monumentum.fr/manoir-cour-pa50000060.html 

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  •       « Le fief de Courtonne a appartenu aux seigneurs de Meurdrac puis aux évêques comtes de Lisieux qui avaient fait construire un château fort démantelé en 1590. » [1]

     

    LES REMPARTS DE COURTONNE-LA-MEURDRAC (Calvados)     « Le village de Courtonne-la-Meurdrac se situe à environ 7 kilomètres au sud-est de Lisieux. Nous sommes ici dans un paysage des collines de faible altitude largement entaillées par la vallée de la rivière Courtonne (autrefois Marolles) qui s’écoule d’est en ouest, et rejoint l’Orbiquet, affluent de la Touques. Courtonne s’est développé non loin d’une voie ancienne de Lisieux vers Dreux par Broglie et Condé-sur-Iton. » [2] 

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

         Du château de Courtonne-la-Meurdrac ne restent que des « vestiges contenus dans une propriété privée. Il ne subsiste que des fragments de la face nord du complexe qui s’élève parallèlement à la route et en contrebas de celle-ci, consistant en un mur et un long bâtiment qui lui est adossé. » [2]

     

    LES REMPARTS DE COURTONNE-LA-MEURDRAC (Calvados)    LES REMPARTS DE COURTONNE-LA-MEURDRAC (Calvados)

     

    Plan de situation du château disparu de Courtonne-la-Meurdrac ; blason de Lisieux par Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Anno16 ., Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=126164 le château de Courtonne-la-Meurdrac appartenait aux évêques de lisieux.

     

    Histoire

     

         « Le surnom de Courtonne lui vient d'une famille Murdrac
    ou Meurdrac, qui figura dans l'histoire de Normandie dès les
    temps les plus anciens. » [3]
     

     

         « Le nom de famille Meurdrac est issu de l'Iro-norvégien Muirteach. » [4]  

     

    LES REMPARTS DE COURTONNE-LA-MEURDRAC (Calvados)    « En 1080, Robert Meurdrac souscrivait à une charte de Guillaume en faveur de Saint-Évroult.
          Un écuyer, du nom de Murdrac, suivit la fortune du connétable du Guesclin ; mais il résidait probablement dans la Basse-Normandie, où cette famille paraît avoir eu son principal établissement. Une branche possédait, en 1409, la terre de Canapville au diocèse de Lisieux. Ce ne peut être qu'à une époque bien reculée qu'elle posséda Courtonne, que nous voyons toujours dans le domaine des évêques de Lisieux. » [3]

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Meurdrac (mais est-ce le bon blason ?), de gueules à deux fasces d'or accompagnées de neuf coquilles d'argent, quatre en chef, deux entre les fasces et trois en pointe, extrait de https://www.geneanet.org/gallery/?action=detail&rubrique=blasons&id=4192920&desc=de_meurdrac_blason_dessine_par_mes_soins

     

         « Les sources écrites mentionnent pour la première fois le château de Courtonne en 1379, lorsque l’évêque de Lisieux, Nicole Oresme, obtient du roi Charles V que tous les sujets du château et ceux qui pourraient y trouver refuge soient contraints d’y faire le guet et la garde, de jour et de nuit. (…)

         L’évêque Guillaume d’Estouteville (1382-1414) (…) expose avec emphase dans son testament, signé et daté, en 1414, au castrum de Courtonne, …in camera dicta vulgariter la chambre rouge, qu’il a fait construire le castrum sive fortalicium de Courtonne. » [2]

     
          « Cinq ans plus tard, le 6 mars 1418 (n. s.), ce château
    tombait au pouvoir des Anglais envahisseurs. » [3]

     

         « En 1418, l’acte de reddition du château de Courtonne précise : « chastel et donjon de Courtonne ». Enfin, dans l’aveu au roi rendu en 1547, le château est mentionné comme « chateau clos a mottes et fosses » [2]

     

         « La capitulation nous apprend qu'il était défendu par Jehan de Bienfaite, chevalier, qui fut contraint de se rendre à merci, laissant aux vainqueurs « tout artillerie du chastel et dongeon est assauoir lances, arcs, arbalestres, flèches, virtons et toutz autres abillements pour arbalestriers, pouldres, canons et autres abillements pour la guerre » ; mais les dames et damoiselles qui se trouvaient enfermées avec lui dans le château eurent, à ce prix, leur pleine et entière liberté. On peut lire le texte entier de cette capitulation à la suite des Rôles de l'Échiquier de Normandie, publiés par M. Léchaudé-d'Anisy, p. 269. » [3]

     

    LES REMPARTS DE COURTONNE-LA-MEURDRAC (Calvados)

     

         « Le 6 mars 1418, le château de Courtonne se rend au roi d’Angleterre. Le siège du château s’inscrit dans la campagne menée par le duc de Clarence, au printemps 1418, pour terminer la conquête des vicomtés d’Auge, d’Orbec et de Pont-Audemer entamée depuis le débarquement du 1er août 1417 à l’embouchure de la Touques et la chute rapide de Lisieux en août 1417, et en assurer la défense. La prise de Courtonne est suivie très vite celle des châteaux voisins de Chambrais (aujourd’hui Broglie), le 9 mars et de la Rivière-Thibouville, le 11 mars. L’évêque Pierre Fresnel n’a, semble-t-il, joué aucun rôle dans la défense de ses possessions. (…)

         Dès la remise des clés, le château de Courtonne est doté d’un capitaine anglais, John Aubin. Il n’est pas restitué aux évêques de Lisieux en 1420 avec le reste du temporel, il est mis entre les mains du duc d’York. En 1422, Henri VI remet le château de Courtonne à l’administrateur du diocèse de Lisieux, Branda de Castiglione, à condition que la garde et la garnison soient confiées à des Anglais approuvés par le roi ; nous verrons que cette disposition ne sera pas intégralement respectée.

         Si le château de Courtonne est maintenu en état par la nouvelle administration anglaise, c’est qu’il constitue un de ces points forts que les Anglais ont tenu à maintenir pour verrouiller les routes et assurer la sécurité et le maintien de l’ordre. L’insécurité provoquée par des compagnies de partisans entre 1424 et 1429 autour de Lisieux, Orbec et Bernay en ont certainement fait un centre opérationnel de patrouilles de répression.

         Pendant tout le temps de l’occupation anglaise, une garnison stationne au château, garnison composée, en partie, de petits sires français voisins et des habitants des paroisses environnantes qui continuent à refuser le guet et la garde. » [2]

     
         
    « Thomas Bazin fit rentrer le château de Courtonne, en même temps que la ville de Lisieux, sous l'autorité du roi de France. Il fut définitivement démantelé en 1590. Les habitants de Marolles étaient tenus d'y faire le guet, ainsi que ceux de beaucoup d'autres villages environnants. L'origine de ce service remontait à l'an 1382. » [3]

     

         « Après 1450, les évêques de Lisieux choisissent d’abandonner le château en tant que résidence et il n’existe aucun indice de travaux de restauration et de rénovation avant le démantèlement de la forteresse en 1590. » [2]

     

    Description

     

    LES REMPARTS DE COURTONNE-LA-MEURDRAC (Calvados)     « Il ne reste plus de cette importante forteresse que des ruines à peu près insignifiantes. Néanmoins, son état actuel est le même où il fut trouvé en 1784, lors des procès-verbaux qui furent dressés au moment de l'intronisation de Mgr de La Ferronnays.
          Il était situé à l'orient de l'église. Il avait une double circonvallation que l'on peut encore suivre, bien que les fossés aient été en grande partie comblés. La première enceinte ne contient aucun vestige apparent de construction ; l'autre, qui était la principale et qui mesure deux cent cinquante pieds environ sur cent cinquante, est occupée par divers bâtiments, relativement modernes, servant à l'exploitation rurale.
          La seule partie conservée des anciennes constructions est
    la façade du nord. On y voit une longue courtine s'appuyant, d'un côté, sur les restes d'une tour ronde qui flanquait l'angle nord-ouest ; de l'autre côté, sur les deux tours qui accompagnaient l'entrée et dont la dernière ferme ce côté du parallélogramme. Cette courtine a environ 4 pieds d'épaisseur.

     

    Ci-dessus, une gravure extraite de la Statistique monumentale du Calvados.


          On y voit deux meurtrières qui ont pu servir à pointer des
    canons. Les tours avaient environ 15 pieds de diamètre hors d'œuvre, avec une épaisseur de murs semblable à la courtine ; elles n'avaient donc que 7 pieds de vide. Ces tours sont tout-à-fait ruinées, on n'y trouve plus d'ouvertures. Elles devaient être couronnées, comme la courtine, par des hourds de bois ; car on voit encore, de place en place, les corbeaux de pierre qui servaient d'appui à ces sortes de défense. Un large bâtiment, tout en pierre de taille, qui doit être ancien, est adossé à la courtine dans toute son étendue.

         Je n'ai point vu dans les matériaux employés, dans les parties qui ont conservé le plus de caractère, d'indices qui puissent engager à fixer la date de ces constructions au-delà du 15e. siècle. Les fossés, dans cet endroit, ont gardé environ 20 pieds de largeur à la partie supérieure. Ces restes ne peuvent donner aucune idée de la force stratégique du château, qui, au dire de Thomas Bazin, aurait pu arrêter pendant un long temps toute l'armée victorieuse du roi Charles VII.
          La petite rivière qui coule tout près, au milieu de la vallée,
    servait sans doute à remplir les fossés. » [3]

     

    LES REMPARTS DE COURTONNE-LA-MEURDRAC (Calvados)     « La résidence de Courtonne-la-Meurdrac est encore nettement lisible dans le paysage du bourg. Elle s’élevait à environ 150 mètres à l’est de l’église, au sud de la route de Lisieux à Nonancourt, sur le versant de la vallée de la Courtonne. Le cadastre de 1825 y fait figurer une parcelle, la Cour du Vieux Château, une mare et cinq bâtiments, dont deux circulaires. L’ensemble forme un rectangle orienté ouest-est, d’environ 1,5 hectare. Dans cet espace, où ne subsistent aujourd’hui que trois bâtiments, les ondulations du terrain ne peuvent pas être considérées comme naturelles et nous avons estimé qu’elles fournissaient la trace fossilisée de l’ancienne résidence des évêques de Lisieux. (…)

     

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien de 1835, Archives du calvados, https://archives.calvados.fr/

     

         L’observation des vestiges actuels permet de restituer la face nord composée d’une courtine, épaisse d’environ 1,3 mètre, élevée dans un bel appareil de moellons de calcaire local très blanc à inclusions de silex et conservée sur 20 mètres de long et 10 mètres de haut (Pl. II, fig. 3). La partie supérieure, sans doute le résultat d’un rehaussement, a été dotée d’archères dont il reste deux exemplaires. Sur la face interne du mur, un cordon saillant court à environ un mètre sous le niveau des archères. On peut penser que cette corniche était destinée à ancrer un dispositif de type passerelle de bois rendu nécessaire par l’absence de chemin de ronde. Sur sa face externe, la courtine est longée par un fossé en grande partie comblé aujourd’hui. L’entrée fortifiée, encadrée de deux tours rondes, s’ouvrait à l’extrémité est. À l’autre extrémité de la courtine s’élevait une tour ronde décrite en 1880. Son diamètre était d’environ 5 mètres ; elle s’élevait sur trois niveaux et comportait une pièce rectangulaire par niveau et des murs épais d’environ 1,3 mètre. Arcisse de Caumont a vu au sommet de cette tour des corbeaux de pierre qui attesteraient la présence de hourds (Pl. II, fig. 2).

          Un bâtiment en colombage sur solin de maçonnerie qui s’élève à l’ouest de la tour, attesté depuis au moins 1761, semble largement hors du complexe fortifié et donc certainement postérieur à la période que nous considérons.

         La plate-forme occupée aujourd’hui par le jardin, délimitée, à l’est, par un fossé, et au sud, par une très nette dénivellation, doit fournir l’emprise et le circuit du rempart (Pl. III). Si nous acceptons cette interprétation des ondulations du terrain, et en l’attente de fouilles archéologiques qui viendraient la confirmer ou l’infirmer, la forteresse se présente comme un quadrilatère à peu près carré d’environ 50 mètres de côté entouré de fossés sur ses quatre faces.

         Il est très vraisemblable que le terrain jusqu’à la rivière, au sud, était occupé en partie par une basse-cour, dont on peut penser qu'elle était ceinte aussi de fossés dont la mare, sur sa face orientale, dans le prolongement du fossé, serait le seul vestige.

         Le bâtiment qui subsiste, adossé à la courtine nord, est trop peu documenté pour que nous puissions émettre quelque hypothèse à son propos : logis médiéval ou anciens communs d’une date indéterminée ?

         La description qui précède confrontée au vocabulaire laisse la place à de nombreuses interrogations. Qu’en est-il d’une tour maîtresse ou donjon attesté par le texte de la reddition du « chastel et Dongon de Courtonne » en 1418 ? Aucun indice ne permet d’en préciser les structures et la localisation. » [2] 

     

    Une anecdote : Essoméric du Brésil

     

         « Âgé d’environ 15 ans, il fut ramené en France par le Capitaine Binot Paulmier dit le capitaine de Gonneville, capitaine du navire « Espoir » de 120 tonneaux. Ce gentilhomme était parti de Honfleur le 24 juin 1503, pour les Indes Orientales et il fut jeté aux côtes des Terres Australes. Il abordait une terre inconnue sur la côte du Brésil à l’embouchure de la rivière San-Francisco do Sul, à la latitude du 26ème parallèle et au sud de la ville actuelle de Santos. Cette terre inconnue était habitée par la tribu indienne des Caijos dont le chef était le roi Arosca. Il fut très bien accueilli et séjourna là près de six mois. Arosca lui confia un de ses fils nommé Essoméric, pour le faire instruire de notre artillerie et de mille autres choses qu’il admirait en nous. Gonneville s’obligea de le ramener dans vingt lunes (20 mois), quitta le Brésil le 3 juillet 1504 et fit baptiser Essoméric alors qu’il était en péril de mort le 14 septembre 1504 au large des côtes du Brésil. Il fut son parrain et lui donna son nom. Arrivé en vue des côtes de France, le navire Espoir fut attaqué par les pirates et fit naufrage sur les côtes du Cotentin, en face de Jersey le 7 mai 1505. Essoméric ne put jamais retourner au Brésil, il vécut en Normandie, fut instruit de la religion Chrétienne et adopté par son protecteur et parrain, dont il prit le nom et qui le maria à une de ses nièces (…)

         Du mariage d’Issoméric avec Marie Moulin naquirent 14 enfants, nous n’en connaissons que deux : Binot Paulmier, le deuxième du nom et Olivier, le neuvième par ordre de naissance. Issoméric devenu veuf, se remaria dans un âge avancé et n’eut de sa seconde union que des filles dont on ignore le nom et la postérité. Le lieu du décès d’Issoméric ou Binot Le Paulmier est peut-être Courtonne-la-Meurdrac dont la seigneurie appartenait à son fils aîné, lequel habitait le château de Courtonne, marié à Jeanne Robillard, là naquirent les enfants de ce dernier notamment en 1565 J. -B. Paulmier, futur président des Trésoreries de France en Provence, décéda à Marseille en 1619. Issoméric décéda en 1583 vers l’âge de 95 ans.

         Olivier Paulmier, sieur de Courtonne et de Pommeret, septième des enfants issus du mariage de Binot II Paulmier avec Jeanne de Robillard, épouse en 1627 Marie Collet des Boves, issue d’une ancienne famille qui habitait Le Mesnil-Simon, le contrat fut déposé devant les tabellions de Lisieux le 13 novembre 1654, le mari y est qualifié de « Noble Homme », conseiller du Roi et receveur des tailles à Lisieux, il avait donc renoncé à la profession des armes. Effectivement après de longues et patientes recherches dans nos archives (Registres d’état civil de 1604 à 1634) dans un vieux français presque illisible, nous trouvons trace du fils d’Issoméric, Olivier Paulmier a bien habité à Courtonne, il figure bien dans nos registres à la date de 1627, notre patience est récompensée. » [5]  

     

         Surprenant destin que celui d’Essoméric (ou Issoméric), petit prince indien venu de son lointain Brésil, ayant fait souche en Normandie et qui repose, peut-être, dans l’église ou dans le cimetière de Courtonne-la-Meurdrac. Clin d’œil, le bar-restaurant-épicerie implanté dans le village se nomme « L’Essoméric »… [NdB]

     

    A proximité :

     

         O L'église Saint-Ouen fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 19 juillet 1926. » [4]

     

    LES REMPARTS DE COURTONNE-LA-MEURDRAC (Calvados) LES REMPARTS DE COURTONNE-LA-MEURDRAC (Calvados) LES REMPARTS DE COURTONNE-LA-MEURDRAC (Calvados)

     

         « L’église, de style roman, a été construite au 11-12e siècle puis restaurée au 16e. Le porche en bois dressé au-devant de l’entrée de l’église date du 15e siècle. Au fond de l’église se trouve un retable baroque du 17e siècle. » [1]

     

         O « La chambre de Charité fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 29 octobre 1971. » [4]

     

     LES REMPARTS DE COURTONNE-LA-MEURDRAC (Calvados) LES REMPARTS DE COURTONNE-LA-MEURDRAC (Calvados)

     

    Ci-dessus, la chambre de Charité, photo extraite de http://photos.piganl.net/2011/courtonne/courtonne.php

     

          « La Charité de Courtonne-la-Meurdrac est la plus ancienne du Pays d’Auge avec celle d’Hermival-les-Vaux. Une confrérie de charité est une association de paroissiens, les charitons, qui assurent bénévolement les inhumations et participent aux offices religieux. (…) Chaque confrérie, attachée à une paroisse, se distingue par sa bannière particulière. Elle dispose habituellement d’un règlement intérieur. Les membres sont l’échevin ou maître, le prévôt, le clerc, le tintenellier ou clocheteux, et les frères. Ces confréries existent surtout dans le nord de la France, en Normandie (l’Eure principalement) et à Paris. » [1]

     

         O « Le manoir d'Anfernel fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 4 juillet 1980. » [4]

     

    LES REMPARTS DE COURTONNE-LA-MEURDRAC (Calvados)      « Ce manoir est un très bel exemple de ce qui était construit à l'époque d'Henri IV. Cette propriété abrite également un pressoir en colombages et torchis, ainsi qu'une ancienne chapelle en pierre du début du 18e siècle reconvertie en bâtiment agricole. La famille d'Anfernel serait à l'origine de la construction de ce manoir, d'où le nom de ce manoir : Anfernel. Des échiquiers de briques roses ou de silex et de pierres de taille composent les façades. » [6]

     

    Ci-dessus, le manoir d'Anfernel, photo extraite de https://www.gralon.net/tourisme/a-visiter/info-manoir-d-anfernel-courtonne-la-meurdrac-17598.htm

     

         O Le château de Gouvix (18e s)

     

    LES REMPARTS DE COURTONNE-LA-MEURDRAC (Calvados)     « Gouvis est aussi assis à Courtonne, à un demi-quart de
    lieue environ au nord-ouest de l'église, sur le coteau, en vue du chemin de fer et de la route de Lisieux. C'est un château de la fin du dernier siècle, entouré d'assez belles plantations. Nous avons vu que le seigneur de Gouvis possédait le patronage et un trait de dîme, ce qui donne de l'importance à ce fief. Au 14e. siècle, il appartenait à la famille de La Planche (de Planqua) ; au 17e., il fut acquis par la famille du Houlley. » [3]

     

         O Le château du Houlley ou de Courtonne (17e)

     

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         « Outre le domaine des évêques de Lisieux, Courtonne possédait un certain nombre de fiefs. Le château de Courtonne, appartenant maintenant à M. le comte de Neuville, est situé sur le bord de la plaine, à une assez grande distance de l'église ; je le crois du dernier siècle. » [3]

     

         « Fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 20 décembre 1965. » [4] 

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de https://courtonnelameurdrac.fr/patrimoine/

    [2] Extrait de Casset, Marie. Le château des évêques de Lisieux à Courtonne-la-Meurdrac In : Les Évêques aux champs : Châteaux et manoirs des évêques normands au Moyen Âge (xie-xve siècles) [en ligne]. Mont-Saint-Aignan : Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2007 (généré le 08 août 2021). Disponible sur Internet : <http://books.openedition.org/purh/7146>. ISBN : 9791024010700. DOI : https://doi.org/10.4000/books.purh.7146.

    [3]  Extrait de la Statistique monumentale du Calvados - Tome 5 par M. Arcisse de Caumont, (1801-1873). Éditeurs  :  Derache (Paris)/Dumoulin (Caen)/A. Hardel () 1846-1867https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96875612/f131.item.texteImage

    [4] Extrait de Wikipédia

    [5] Extrait de https://courtonnelameurdrac.fr/category/histoire-de-la-commune/

    [6] Extrait de https://www.authenticnormandy.fr/offres/manoir-danfernel-a-courtonne-la-meurdrac-courtonne-la-meurdrac-fr-2592648/

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    Le château-fort de la Carneille

     

          Pas facile de discerner l’emplacement précis du château médiéval de La Carneille aujourd’hui disparu. Sa présence a cependant modelé la morphologie de ce petit bourg de l’Orne qui s’étire dans la vallée de la Gine. Le village a conservé un bel ensemble architectural, avec ses maisons des 17e et 18e siècles, ses ruelles, son église au campanile remarquable et sa vieille halle. Depuis le 1er janvier 2016, c’est une commune déléguée au sein de la commune nouvelle d’Athis-val de Rouvre. [NdB]

     

         « Le cœur du bourg, construit à l’emplacement d’une ancienne motte féodale, d’où s’élevait au 11ème siècle un château brûlé par les Anglais en 1356, est traversé par la route d’Athis de l’Orne à Briouze et par l’axe Domfront-Falaise. « La Gine », qui serpente dans la vallée escarpée donne une note pittoresque à l’agglomération, particulièrement aux vieilles ruelles et maisons qui subsistent. » |1] 

     

         « Un important château était bâti sur l’emplacement de l’ancienne motte féodale édifiée dès la fin du 11e siècle. Ce château fut incendié par les Anglais en 1356 pendant la guerre de cent ans, et il a finalement été détruit en 1606. Sur les ruines de l’ancien donjon, au centre du bourg actuel, est érigée la halle au bled (blé). Du Moyen-Âge à la Révolution, La Carneille était siège de Haute justice ; près de la salle de l’Auditoire, on peut encore voir l’ancienne geôle, comportant quatre cachots. » [2]

     

      

     

    Plan supposé et provisoire de l'emplacement du château disparu de La Carneille. Il s'agit d'une tentative de restitution (en attendant mieux)... Blason de la famille de Harcourt par Euryrel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=102125602

     

      

     

    « La Carneille et sa motte castrale de l'an 1000 à 1600

     

    Au 11e siècle, construction du château

     

         Le château, construit sur la motte féodale, dite aussi motte castrale, sans doute au siècle par Guillaume de La Carneille, le premier du nom, était situé au milieu du bourg actuel.

     

     

    Ci-dessus : à gauche, un plan extrait du cadastre napoléonien de 1829, Archives de l'Orne, https://archives.orne.fr/ ; au centre un plan extrait des pupitres de découverte de La carneille  ; à droite, un plan de la commune en 1789 extrait de http://lacarneillehistoire.blogspot.com/2012/01/

     

    On peut encore voir une chambre basse voûtée au pied de cette motte. » [3]


         « Les premiers seigneurs de La Carneille sont mentionnés en 1093 ; Ainsi Guillaume de la Carneille par son mariage avec la demoiselle d'Harcourt, et selon l'abbé Titard, acquis la seigneurie.
    Suivit Adam de Chernella (La Carneille) en 1096, puis Jehan seigneur de la Carneille vers 1192 neveu de Robert II d'Harcourt... cette vieille maison féodale disparue vers 1300
    et ses armes étaient « 3 losanges aux émaux inconnus. » [5] 

     

         « Après les seigneurs de La Carneille, la seigneurie revint aux d'Harcourt trois siècles durant.

     

    La configuration du château du 11e siècle était de type primitif, de style défensif sans doute en partie construit en bois.

     

         Le château, entouré de fossés profonds, était exclusivement réservé à l'autorité militaire sous le commandement du seigneur, aussi haut justicier.

     

         Dans une première enceinte de la motte s'élevait une construction ornée de tourelles et une tour isolée formant le donjon. Au sud de cet ensemble, une seconde enceinte appelée la « besle » protégeait la chapelle, les communs, le puits et les étables. Celle-ci permettait le refuge des paysans en temps de guerre et le rassemblement des vassaux en temps de paix.

         À l'est, elle était défendue par les fossés du château qui rejoignaient la rivière de la Gine. Aux 14e et 15e siècles, la cour d'honneur du château s'ouvrait par un pont-levis sur une place entourée de jardins où se tenait le marché. Cette place s'étendait des fossés du château jusqu'à la geôle.

     

    Ci-dessus, une vue aérienne extraite du site Géoportail.

     

    La guerre de Cent Ans dura de 1337 à 1453. La présence anglaise à La Carneille dura presque 30 ans.

     

         Après la libération du sol normand, en 1453, Guillaume de Saint-Bosmer autorisa quelques bourgeois à s'installer sur le versant occidental de la Motte dont on avait supprimé le pont-levis et comblé les fossés.

     

         

     

    Ci-dessus, de gauche à droite : 1. blason de la famille de Harcourt par Euryrel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=102125602; 2. blason de la famille de Saint-Bosmer par Gilloudifs ; 3. blason de la famille d'Elbeuf par Odejea, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4120636

     

    Fin du 15e siècle, de nouvelles destinations pour la motte castrale.

     

         Le Haut Fief de La Carneille passa au duc d'Elbeuf le 6 novembre 1585 suite à d'incessantes discordes avec son vassal, Gabriel de Saint-Bosmer. D'autre part, les incendies, les pillages et les graves événements survenus au cours des guerres de Religion, ont conduit à la tenue d'une importante réunion du commun des habitants sous le patronage du conseil de Fabrique et la présidence du prieur pour obtenir du duc d'Elbeuf la permission de démolir les ruines du château et de construire à leur place une halle avec des salles de juridiction et l'église St Pierre en lieu et place de la chapelle du château.

     

    La Halle est achevée en 1600.

     

         La nouvelle église paroissiale, orientée d'est en ouest, domine la vallée de la Gine. La place est occupée pat les halles-boucherie, l'auditoire et la halle au blé. » [3]

     

         « Et, triste épisode (...), le chef protestant Montchrestien, ami de Montaigne, coucha dans le petit hôtel de l'Écu, rue au Juif, la veille d'être pris et tué par ses poursuivants dans la commune voisine des Tourailles. » [5] 

         Voir Antoine de Montchrestien ici.

     

    « Début 18e siècle, le duc d'Harcourt rachète la seigneurie de La Carneille.

     

         L'étang du Pont Connard, le Pré de la Salle et le moulin du Bourg ont appartenu à la famille d'Harcourt jusqu'à la Révolution française.

     

    Aujourd'hui

     

         En 1950, la digue de l'étang s'est rompue, la rivière a repris son cours naturel.

     

    La configuration de la motte, quant à elle, est encore visible

     

            Subsistent du château une chambre basse voûtée, située dans les soubassements du versant nord de la motte féodale et le puits situé sur la place actuelle près de la halle. Ce puits avec tourelle ronde et le moulinet fut remplacé en 1895 par l'actuel, pompe, l'abreuvoir qui le jouxtait fut, quant à lui, supprimé en 1835. » [3]

     

     

    Ci-dessus, quelques-uns des pupitres du parcours de découverte de La Carneille : " Le parcours d’1,7 km nommé « La Carneille en Histoire » est jalonné de 11 pupitres qui rappellent les grandes étapes de son évolution, depuis les Celtes jusqu’au début du XXème siècle en passant par le Moyen-Âge : la motte féodale et son ancien château, l’histoire des écoles, l’ancienne église Saint-Pierre et son prieuré, le rôle important de haute juridiction, la bourgeoisie du Mont-au-Duc, la Révolution et le Conventionnel Charles Ambroise Bertrand l’Hodiesnière, le dynamisme artisanal des 18e et 19e siècle le long de la Gine, la reconstruction de son église et de la halle…"

     

    À proximité :

     

    O L'église Saint-Pierre et Saint-Paul (19e siècle)

     

     

            « A la fin du 16e siècle, l’ancienne église paroissiale situé sur le territoire portant le nom de Grand Cimetière, fût ruinée et incendiée. Les paroissiens décidèrent alors d’agrandir la chapelle du château et de la convertir en église paroissiale. Celle-ci occupait un espace rectangulaire de 24 mètres sur 7 mètres. Le clocher était situé à l’union du chœur et de la nef. Le 20 avril 1777, les notables de la Carneille décidèrent de démolir le clocher et de construire devant la porte principale une tour de 35 mètres. Ce clocher dresse encore de nos jours sa curieuse silhouette.
         Suite à un état de délabrement avancé, la construction d’une église neuve fût décidée et annoncée à la population le jour de pâques1856. Les travaux de nivellement commencèrent le 12 mai 1856. Le cimetière, situé au nord de l’église, fût supprimé. Les ossements furent transportés dans le cimetière actuel.
         À la fin de l’année 1860, le gros œuvre de l’édifice, qui se développe sur une longueur de 38 mètres, est achevé. Vingt années supplémentaires furent nécessaires pour finaliser entièrement cet édifice (l’aménagement et l’ameublement de l’intérieur, les portes et vitraux, l’éclairage, la construction de la sacristie).
     » [4]

     

         O « Le logis du Hamel Saint-Etienne est un ensemble architectural qui remonte au 15e siècle.

     

       

    Le logis, bien qu'amputé vers 1840, a conservé l'ensemble de ses dispositions d'origine : baies, tourelles en encorbellement, distribution intérieure.

           Les modifications réalisées sous Louis-Philippe n'ont pas altéré la physionomie générale de l'édifice. (...)
    Le Hamel Saint-Etienne a été au 19e siècle un lieu de fréquentation artistique avec la présence du peintre normand Levavasseur.
    La propriété est restée dans la même famille depuis 1758 date d'acquisition par le conventionnel de l'Hodesnières.
    En dehors du logis, Le Hamel possède un grand pressoir daté 1626.
     » [5] 

     

         O Le logis de Saint-Etienne (15e siècle)

     

    « La seigneurie de Saint-Etienne fut fondée au 13e siècle, sous le nom de vavassorie noble de Saint-Etienne, et devint au 16e siècle le fief de Saint-Etienne. » [5] 

     

         O le château de Bois-André date du 16e siècle et du 18e siècle.

          « Au château de Bois-André séjourna Henri IV lors d’une courte pause pendant les combats contre la ligue. » [2] 

     

     

    Sources :

     

    |1] Extrait de http://acplacarneille.blogspot.com/2015/04/la-carneille-commune-du-bocage.html

    [2] Extrait de https://www.creation-personnalisation-web.fr/suisse-normande/villages/athis-val-de-rouvre/la-carneille.html

    [3] Extrait du pupitre n°2 http://lacarneillehistoire.blogspot.com/2016/12/lhistoire-de-la-carneille-en-11-pupitres.html

    [4] Extrait de http://acplacarneille.blogspot.com/2015/04/leglise-saint-pierre-de-la-carneille.html

    [5] Extrait de http://lacarneillehistoire.blogspot.com/2012/01/

     

     

    Bonnes pages :

     

    O http://lacarneillehistoire.blogspot.com/2016/12/lhistoire-de-la-carneille-en-11-pupitres.html

    O http://lacarneillehistoire.blogspot.com/2012/01/

    O Leroy René - Contribution à l'histoire féodale de la Carneille édition de 1939

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  •  LES REMPARTS DE WANCHY-CAPVAL (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE WANCHY-CAPVAL (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE WANCHY-CAPVAL (Seine-Maritime)

     

    Ci-dessus : à gauche, une photo extraite du site Google Earth ; au centre, une photo aérienne extraite du site Géoportail ; à droite, une photo extraite de https://chateau-de-bellencombre.com/chateaux-forts-du-talou/ 

     

         Une motte féodale se trouve sur le territoire de Wanchy sur les bords de l'Eaulne.

            La commune de Wanchy a fusionné avec celle de Capval en 1823 pour devenir Wanchy-Capval. [NdB]

     

    LES REMPARTS DE WANCHY-CAPVAL (Seine-Maritime)     « L'Eaulne ne fut point dépourvue de forteresses : du château de Mortemer jusqu'à la bastille du Pollet, de nombreux châteaux-forts ont peuplé la vallée ; citons en passant les mottes féodales d'Ancourt, de Sauchay, d'Envermeu, d'Hybouville, d'Auberville, de Wanchy, de Bailleul et de Londinières. L'Eaulne fut une rivière belliqueuse ; aussi a-t-elle été témoin des batailles d'Arques, de Douvrend et de Mortemer, et les habitants dans leurs traditions conservent encore la mémoire de ces luttes et de ces combats. » [1]

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Google-Earth.

     

    LES REMPARTS DE WANCHY-CAPVAL (Seine-Maritime)   LES REMPARTS DE WANCHY-CAPVAL (Seine-Maritime)

     

     Plan de situation de la motte de Wanchy à Wanchy-Capval ; je n'ai pas trouvé de blason pour Wanchy mais la famille, passée en Angleterre à l'époque de Guillaume le Conquérant, est devenue outre-Manche Wauncy et a porté différents blasons dont ce blason de la famille de Wauncy http://wappenwiki.org/index.php?title=File:FW672_Wauncy.svg ou http://wappenwiki.org/index.php?title=Herald%27s_Roll_(part_III)

     

         L'abbé Cochet signale sur la commune de Wanchy en 1864 : 

         « Époque indéterminée - Dans cette même portion du village, on voit un tertre placé dans une prairie voisine du pont de Wanchy. » [2]  

         En 1871, il se montre plus précis dans son Répertoire archéologique du département de la Seine-Inférieure : 

         « Moyen-âge – motte qui dut être la base d’un château dans la vallée de l’Eaulne, près du pont de Wanchy. » [3]

     

    LES REMPARTS DE WANCHY-CAPVAL (Seine-Maritime)     « Sur la rive droite, un peu en amont du confluent du ruisseau de Wanchy et de l'Eaulne, on aperçoit une motte, vestige d'un passé médiéval, du temps où Wanchy avait ses seigneurs. On y a trouvé, au siècle dernier, des carreaux émaillés du Moyen Âge. Sans doute représente-t-elle la base d'un château seigneurial, car Wanchy eut ses seigneurs : au 11e siècle, ceux-ci figurent parmi les compagnons de Guillaume le Conquérant. (voir ci-après)

         Le fief de Wanchy avait le titre de baronnie, et celle-ci devint à une date indéterminée la propriété de l'abbaye de Saint-Ouen de Rouen, et le resta jusqu'à la Révolution de 1789. » [4] 

     

    Ci-dessus, une photo de la motte extraite de ce même livre [4].

     

         Après la conquête de l’Angleterre, la famille de Wanchy prospérera outre-manche sous le nom de Wauncy [NdB] :

     

         « WANCHY : Osberne de Wanci (DSM/CF) et Hugue de Wanci (CF). Ils accompagnèrent Guillaume de Varenne en Angleterre. Tous deux tenaient des fiefs dans le Suffolk en 1086 (Domesday Book) ; Hugue avait en outre une sous-tenure dans le Norfolk qu’il tenait de Guillaume de Varenne ; et nous le retrouvons comme témoin dans une charte du comte de Varenne au prieuré de Castle Acre (voir rubrique Les châteaux forts du Talou). 

     

    LES REMPARTS DE WANCHY-CAPVAL (Seine-Maritime)     Les armes de cette famille comportent des gants du fait que les Wauncy étaient les grands fauconniers des Earls de Warren. Elles sont variables suivant les époques : De gueule, à six gants d’argent / De gueule, à six mains droites en 3,2,1 / De gueule, à trois gants d’argent de mains droites pointant vers le bas. On les retrouve en Angleterre sur un vitrail de l’église de West Barsham (Norfolk). Les Wauncy avaient aussi des domaines à Denver (Norfolk) et à Depeden (Suffolk). » [5] 

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Wauncy http://wappenwiki.org/index.php?title=File:FW672_Wauncy.svg ou http://wappenwiki.org/index.php?title=Herald%27s_Roll_(part_III) 

     

    À proximité

     

    O Église Saint-Pierre de Wanchy (11e-16e-17e siècles)

     

    LES REMPARTS DE WANCHY-CAPVAL (Seine-Maritime)     « L'église est bâtie sur un plan allongé à vaisseau unique. L'entrée de l'église est précédée d'un porche percé de deux arcs brisés sur les murs latéraux, qui sert également de passage pour se rendre au cimetière. Un clocher-tour à flèche polygonale coiffe le vaisseau central. Des abat-sons sont aménagés en forme de lucarnes rampantes sur les pans de la flèche. Le vaisseau est percé de baies en arcs brisés, tandis que le clocher est percé d'étroites baies en plein-cintre. L'appareil de l'église repose sur une alternance de brique et de pierre. La couverture est en ardoise. » [6]  

     

    Ci-dessus, église Saint-Pierre de Wanchy par Antoine Garnier — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=50353181

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Les églises de l'arrondissement de Dieppe : Églises rurales par Jean Benoît Désiré Cochet - Derache, Dumoulin, 1850 - 543 pages https://books.google.fr/books?id=m49dAAAAcAAJ&dq=Wanchy+motte+f%C3%A9odale&hl=fr&output=text&source=gbs_navlinks_s

    [2] Extrait de La Seine-Inférieure historique et archéologique : époques gauloise, romaine et franque... par M. l'abbé Jean-Benoît-Désiré Cochet (1812-1875) - Éditeur (Paris) 1864 - https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k32141851/f365.image.r=%22Wanchy%20capval%22?rk=1051507;2

    [3] Extrait du Répertoire archéologique du département de la Seine-Inférieure par M. l'abbé Jean-Benoît-Désiré Cochet (1812-1875) - Éditeur (Paris) 1871.

    [4] Extrait de Promenade géographique, historique, touristique en pays de Bray et en vallée d'Eaulne par Michel Coffin et Lionel Gaudefroy Tome 6 - 350 pages – 1994 – Extrait de https://books.google.fr/books?id=yGLnDwAAQBAJ&pg=PT635&lpg=PT635&dq=Wanchy+Motte+Coffin&source=bl&ots=zr70kcm0jS&sig=ACfU3U0dstmbMVjmjn4e-0iBVbEbYRYr2Q&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwiy0LKmo5PyAhVabc0KHQ_ZBJQQ6AF6BAgPEAM#v=onepage&q=Wanchy%20Motte%20Coffin&f=false

    [5] Extrait de https://chateau-de-bellencombre.com/les-compagnons-de-guillaume-de-varenne/

    [6] extrait de https://www.patrimoine-religieux.fr/eglises_edifices/76-Seine-Maritime/76749-Wanchy-Capval/148442-EgliseSaint-PierredeWanchy

     

    Bonnes pages :

     

    O Supplément aux recherches historiques sur la ville de Gournay-en-Bray par N.-R. Potin de La Mairie - Veuve Folloppe, 1844 - 534 pageshttps://books.google.fr/books?id=6ez-bWaHpFQC&pg=PA60&lpg=PA60&dq=baronnie+de+Wanchy&source=bl&ots=9gmxHahPmn&sig=ACfU3U3LrJoKJTeQELZMAc4JHo_DmMUGQA&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwiNgqLvuZTyAhXRAp0JHY7aBPM4FBDoATAFegQIDhAD#v=onepage&q=baronnie%20de%20Wanchy&f=false

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  •  LES REMPARTS DE BAILLEUL (Eure) LES REMPARTS DE BAILLEUL (Eure)

     

    Ci-dessus : à gauche, photo extraite de https://www.flickr.com/photos/biron-philippe/3868009549 ; à droite, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

         En suivant la départementale D833, à 6 km de Saint-André-de-l'Eure, on aperçoit les vestiges du château de Bailleul situé dans les dépendances d'une ferme. [NdB] 

     

    « Que n’ai-je ta froideur, vieux château de Bailleul *
    Toi, qui sans sourciller - regardes
    Tes murailles s’ouvrir, ton bois aimé des bardes,
    Succomber tilleul par tilleul. 
    » 1896.
     

     

    « * Le château de Bailleul, dans la plaine de Saint-André, avait un parc admirable. L’acquéreur, un charcutier, en a fait abattre la ceinture de tilleuls. — Cette strophe a été composée devant cette dévastation. » [1]

     

    LES REMPARTS DE BAILLEUL (Eure) LES REMPARTS DE BAILLEUL (Eure) LES REMPARTS DE BAILLEUL (Eure)

     

    Ci-dessus, trois cartes postales montrant le château de Bailleul avant sa destruction. En comparant la première et la deuxième, on s'aperçoit qu'un pavillon à gauche a déjà disparu.

     

         « Bailleul a été rattachée à Chavigny en 1845. L'ensemble prend le nom de Chavigny-Bailleul. » [2]

     

    LES REMPARTS DE BAILLEUL (Eure)   LES REMPARTS DE BAILLEUL (Eure)

     

    Plan de situation du château de Bailleul sur la commune de Chavigny-Bailleul ; blason de la famille de Bailleul, parti d'hermine et de gueule, extrait de https://www.geneanet.org/gallery/?action=detail&rubrique=blasons&id=4102598&desc=de_bailleul_d_hermine_au_blason_de_gueules

     

    « Le château de Bailleul

    LES REMPARTS DE BAILLEUL (Eure)      A 6 kilomètres de Saint-André, en suivant la route de Damville, on aperçoit sur la gauche, à 1 kilomètre du hameau de Bailleul, un rideau de hauts arbres et une ferme.
          Il y a peu d'années pointaient au-dessus de ce massif de verdure les toits en poivrière et les pignons d'un élégant petit château du 16e siècle.
    Aujourd'hui, ce château est ruiné, ruiné par la main des hommes et non par les injures du temps. Avec un peu de bonne volonté, l'on peut, en s'approchant, entrevoir les murs éventrés et les tours découronnées de leur toit d'ardoises.

     

    Dessin ci-dessus extrait de ce même document [3].


          Bâti en briques avec soubassement en maçonnerie de silex et de pierre de taille, il se composait d'un corps principal affectant un plan rectangulaire, à deux pignons, recouvert d'un toit très élevé. Deux tours rondes à toits pointus flanquaient les angles de la façade orientale. Un pavillon carré, renfermant la chapelle, faisait retour d'équerre à l'angle sud de la façade occidentale. Les portes et fenêtres étaient amorties en segment de cercle et généralement encadrées de briques. Trois hautes cheminées de briques, dont deux sont restées debout, desservaient les appartements et la grande salle du rez-de-chaussée.
          Sous toute la construction existent des caves voûtées en briques, avec murs en maçonnerie de silex et pierres de taille. En suivant le dédale de ces caves, aujourd'hui encombrées de démolitions, de tas de bouteilles brisées, etc., on aboutit à un souterrain plus profond qui se termine en un caveau voûté à croisée d'ogives avec nervures pentagonales.
          Le pied des murs de la façade orientale, flanquée des deux tours déjà mentionnées, baignait autrefois dans l'eau d'une douve mesurant 10 mètres environ de largeur et 3 mètres à 3 mètres 50 de profondeur. Ce fossé faisait retour d'équerre vers les pignons et le pavillon, formant un carré, avec terre-plein devant la façade occidentale, d'une trentaine de mètres de côté.


    LES REMPARTS DE BAILLEUL (Eure)      Un pont en maçonnerie, jeté sur le point médian du fossé, permettait d'accéder au château. Une large allée de tilleuls, où se trouve un puits, s'aligne face au château, vers Bailleul. C'est tout ce qui reste des beaux arbres qui ombrageaient la propriété, car le parc s'étendant en carré vers l'est et le sud n'est plus qu'un maigre taillis.
          Le château lui-même n'est plus qu'une ruine surgissant au-dessus des broussailles et du lierre qui ont envahi les vieilles murailles abandonnées. Les toits, ainsi que toutes les charpentes et boiseries intérieures, portes, fenêtres, ferrures, ont disparu. Un seul pignon et deux cheminées subsistent, maintenant à grand peine leur équilibre, près des tours qui ressemblent à de pitoyables moignons.
          Des herbages entourent ces vestiges, et les bestiaux circulent librement à travers ce qui fut, il y a encore peu de lustres, une demeure agréable et non dépourvue de caractère.
          D'après le Dictionnaire de l'Eure, il existait à Bailleul un château féodal habité par la famille de ce nom ; sur ses fondements on a bâti le château ci-dessus décrit. Des calvinistes y tinrent garnison en 1593. » [3]
     

     

    Ci-dessus, plans fusionnés extraits des cadastres napoléoniens de Bailleul (1837) et de Chavigny (1839) ; Archives de l'Eure, https://archives.eure.fr/ On remarque l'étendue du parc du château de Bailleul, espace boisé qui a complètement disparu aujourd'hui remplacé par des champs.

     

    LES REMPARTS DE BAILLEUL (Eure)

     

    Ci-dessus une photo des ruines extraite du site https://evreuxportesdenormandie.fr/168-chavigny-bailleul.htm

     

         « En 1593, après que la ville d’Évreux se fut rendue à Henri IV, des calvinistes tenaient encore garnison dans le fort château de Bailleul. (Dictionnaire de l’Eure) » [4]   

     

    LES REMPARTS DE BAILLEUL (Eure) LES REMPARTS DE BAILLEUL (Eure) LES REMPARTS DE BAILLEUL (Eure) LES REMPARTS DE BAILLEUL (Eure) LES REMPARTS DE BAILLEUL (Eure)

     

    Blasons de gauche à droite : 1. blason de la famille de Bailleul, parti d'hermine et de gueule, extrait de https://www.geneanet.org/gallery/?action=detail&rubrique=blasons&id=4102598&desc=de_bailleul_d_hermine_au_blason_de_gueules ; 2. blason de la famille de Lieurey par Gilloudifs ; 3. blason de la famille de Boullenc par Gilloudifs ; 4. blason de la famille Le Noble par Gilloudifs ; 5. blason de la famille de Cairon extrait de https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fichier:Blason_de_la_ville_de_Cairon_(Calvados).svg

     

          « Cette famille de Bailleul devait être de la même souche que celle de Bailleul-la-Vallée, canton de Cormeilles (Eure), puisqu'une Marie de Bailleul-la-Campagne, qui épousa en 1470 Louis de Chambray, blasonnait parti d'hermine et de gueules, armoiries des seigneurs de Bailleul-la-Vallée.
          La famille de Bailleul semble avoir possédé cette seigneurie depuis le 13e siècle jusqu'au 16e. Vers 1565, on trouve Jean de Lieurey, seigneur de Bailleul. Ensuite, ce furent les de Boullenc qui conservèrent ce domaine jusque vers 1683. Ils le vendirent à la famille Le Noble. François Le Noble entrait à cette date au Parlement avec le titre de seigneur de Bailleul. En 1753, il était remplacé par messire Alexandre-Honoré Le Noble, chevalier, seigneur et patron de Bailleul, Chavigny, etc.


    LES REMPARTS DE BAILLEUL (Eure)      Alexandre-Honoré-Nicolas-Isaac Le Noble, chevalier, était seigneur de Bailleul en 1784 ; il avait épousé Louise de Brétignières.
          Le Noble : d'azur au chevron alésé d'or surmonté d'un croissant d'argent accompagné de trois roses de gueules tigées d'argent, 2 et 1.
    Le château de Bailleul passa ensuite aux mains de M. Victor-Adolphe-Honoré de Cairon, demeurant à Amblie, près Creully (Calvados), neveu et unique héritier de son grand-oncle maternel, M. Alexandre-Honoré-Nicolas-Isaac Le Noble de Bailleul. Son nom figure sur une des cloches de l'église de Chavigny, fondue en 1828. Ce monsieur mourut à Limésy (Seine-Inférieure ?) le 23 décembre 1886 (
    Je dois ces derniers renseignements à M. Alexandre d'Hôtel, maire de Chavigny-Bailleul, que je remercie ici.).
          Après le décès de M. de Cairon, la terre de Bailleul passa en des mains étrangères et son étoile pâlit rapidement. Un premier propriétaire abattit tous les arbres de grume ; un autre saccagea complètement la construction ! » [3]
     

     

    Ci-dessus, plan extrait de la carte d'état-major tirée du site Géoportail ; on remarque l'allée d'arbres devant le château qui a complètement disparu aujourd'hui.

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Les Escoviennes. Bergerets, pastorale par l’abbé Henri Thuillier (1867-1928). Éditeur : (Évreux) 1912 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k947037d/f70.image.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20Bailleul%22?rk=1952799;2

    [2] Extrait de Wikipédia 

    [3] Extrait du Bulletin de la Société libre d'émulation du commerce et de l'industrie de la Seine-Inférieure – Rouen, 1934 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6561012k/f345.item.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20Bailleul%22

    [4] Extrait des Mémoires et notes de M. Auguste Le Prévost pour servir à l'histoire du département de l'Eure recueillis et publiés par MM. Léopold Delisle et Louis Passy - auteur :  Le Prevost, Auguste (1787-1859). Éditeur  :  (Évreux) 1862-1869 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k992871t/f208.image.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20Bailleul%22?rk=300430;4